TC Media - Archives «On veut défaire les croyances et les mythes, par exemple que les chauves-souris ont la rage et qu'elles sont aveugles», insiste la chargée de projets, Léa Bouttier.

Les Insulaires sont conviés par Nature-Action Québec à passer une soirée consacrée aux chauves-souris. Ils étudieront le mammifère volant qui est présent sur l’île et les pratiques d’inventaire utilisées.

«Les chauves-souris ont souvent mauvaise réputation et on veut défaire ça, souligne la chargée de projets, Léa Bouttier. On va parler des huit espèces présentes au Québec et de leurs particularités, de celles qui sont menacées et que le Canada tente de protéger à travers des subventions.»

Pendant une heure, les participants vont être invités à suivre une présentation au Centre communautaire Elgar.

La deuxième partie de la soirée se déroulera dans le boisé situé derrière la bâtisse. La balade d’une heure amènera les Insulaires jusqu’au nord du lac des Battures où le nombre de mammifères volants devrait être le plus important.

«De manière générale, les chauves-souris privilégient les boisés à proximité des plans d’eau puisqu’elles vont se réveiller à la tombée de la nuit pour chasser et manger, explique Mme Bouttier. Au-dessus des plans d’eau, c’est là où il y a le plus d’insectes et c’est plus facile pour voler, car elles ont de l’espace.»

À moins qu’il creuse dans la cheminée, l’organisme qui gère le boisé de L’Île-des-Sœurs depuis 2008, Nature-Action Québec, rappelle que le mammifère volant n’est ni nocif ni dangereux.

Équipement
«On va se promener, se rendre à différents endroits stratégiques et écouter grâce à des appareils d’écholocation que l’on va mettre à la disposition pour capter les ultra-sons, raconte la chargée de projets. Appelés Anabat, ils permettent de localiser les chauves-souris et de définir leur espèce.»

Les participants doivent alors se munir d’une lampe torche et de chaussures de marche pour réaliser la balade qui devrait elle aussi durer une heure. Ils auront également l’occasion de découvrir la manière qui est utilisée pour réaliser un inventaire.

«On ne peut généralement pas avoir un nombre, car on ne peut pas déterminer s’il s’agit du même individu qui passe et qui repasse, avertit Mme Bouttier. Par contre, on peut savoir si les chauves-souris sont présentes et le nombre de passages va nous permettre de déterminer une certaine densité.»

Après la séance, les Insulaires pourront éventuellement indiquer à l’organisme des endroits où ils ont repéré des chauves-souris, comme dans un tronc d’arbre.

La soirée aura lieu le 19 août à 19h30 au Centre communautaire Elgar (260 rue Elgar).

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