Les Insulaires se sont fait accueillir par quatre agentes du poste de quartier (PDQ) 16 dans un café de la place du Commerce, le 27 septembre. Celles-ci leur ont offert une boisson chaude et ont engagé la conversation avec eux. L’atmosphère décontractée leur a donné l’occasion de rencontrer des policiers en-dehors de leurs fonctions habituelles de maintien de l’ordre et de la sécurité.

«Je voulais avoir un autre contact avec la population, soutient l’agent sociocommunautaire, Marie-Ève Lépine, qui a repris le projet pour Verdun. En tant qu’agent sociocommunautaire, on travaille beaucoup avec des clientèles cibles, notamment dans nos écoles, et des clientèles plus vulnérables comme les gens en garderie et les aînés. On se rend toutefois compte que c’est difficile d’aller chercher Monsieur et Madame tout le monde, de prendre le pouls et de savoir si tout se passe bien.»

Certains Insulaires avaient noté l’événement dans leur agenda et ont pu venir avec leurs questions. La majorité a toutefois été surprise d’être accueillie dans l’établissement par une agente.

«C’est toujours intéressant d’avoir une conversation avec un policier hors d’un contexte d’arrestation à cause de la vitesse ou parce qu’il s’est produit un méfait, soutient Michel Deschenes. J’ai été victime de quelques vols dans ma voiture, alors j’ai pu relater mon expérience et ils m’ont donné leur retour sur la manière de réagir au moment où ça se produit.»

D’autres ont souligné la démarche informelle qui réunit les conditions idéales pour entamer le dialogue.

«Dans l’exercice de leurs fonctions, les policiers ne sont pas faciles d’approche. Dans ce cas-ci, ce sont eux qui vont vers les gens, il n’y a pas de raison que les gens ne les accueillent pas, ils font partie de la collectivité», souligne Jean Laurin, avocat.

Réalité
De nombreux récits personnels sont rapportés lors de ces rencontres et des questions sont posées sur le Code de la route, mais ce sont surtout les réalités du métier qui ont été abordées avec les policières.

«Monsieur Duchesneau [le chef de la police de Montréal qui a annoncé la création des postes de quartier en 1995], ça a été un promoteur de la police de proximité, considère M. Laurin. C’est un concept de mettre des postes dans des quartiers, c’est autre chose de voir des policiers qui se présentent, vont vers les gens et qui montrent l’aspect humain de leur métier. C’est très concret.»

Les Insulaires ont discuté, entre autres, du nombre élevé de divorces chez les policiers, des horaires difficiles et des risques encourus pour protéger de la collectivité.

Le projet pilote «Café avec un policier» est une première à L’Île-des-Sœurs, mais elle pourrait être reconduite jusqu’à quatre fois par année, à condition d’avoir des retours positifs de la part des Insulaires que les restaurateurs continuent de soutenir l’événement, puisque ce sont eux qui paient les boissons.

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