Gracieuseté - Vincent Léger Le projet tel que prévu par Cap Boréalis pourrait être mis en place en l’espace de 18 mois, après autorisation des politiques.

Les Insulaires pourraient avoir un moyen de transport supplémentaire pour se rendre directement à la station de métro De l’Église. La compagnie montréalaise Cap Boréalis planche depuis huit mois sur un projet de téléphérique. Les concepteurs espèrent obtenir l’appui de partenaires publics pour partager les coûts estimés à 30 M$.

«L’arrivée sur la terre ferme se situerait derrière l’aréna Denis Savard de l’Auditorium, annonce le directeur général de Cap Boréalis, Vincent Léger. Du côté de L’Île-des-Sœurs, il y a deux endroits que l’on regarde présentement, mais on ne veut pas préciser leur emplacement pour éviter les spéculations.»

Le téléphérique aurait une vingtaine de cabines fonctionnelles été comme hiver qui pourraient transporter les Insulaires et leurs vélos. L’étude de faisabilité réalisée prévoit un achalandage de 2 000 personnes par jour, ce qui aiderait à désengorger les routes.

Le parcours d’environ un kilomètre serait réalisé en cinq à dix minutes pour un coût estimé entre cinq et huit dollars par traversée.

Il ne faut pas juste regarder le coût monétaire estime le professeur de l’UQAM au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, Unsal Ozdilek. «Il faut voir le coût de l’accessibilité, du temps de voyage, du confort, de la réduction de stress. Il y a des externalités comme ça qui sont très positives, à la fois sur l’environnement et sur la ville», prétend-il.

Appui
L’aval du gouvernement est encore à venir d’ici à ce que le projet se concrétise. «C’est sûr qu’on prend des risques, mais ça fait partie du domaine des affaires de mettre du temps et de l’argent. On regarde aussi un autre emplacement ailleurs à Montréal pour accroître nos chances», explique M. Léger.

Deux groupes d’investissement se cachent derrière le projet et l’un d’entre eux souhaite gérer les traversées. Par ailleurs, des négociations sont en cours avec Infrastructure Québec et Infrastructure Canada pour de l’aide financière.

Conscients qu’il faudra attendre les résultats des élections du 5 novembre, les dirigeants de Cap Boréalis, une compagnie de conception et de réalisation, ont tout de même rencontré les candidats à la mairie de Verdun afin de faire connaître leurs intentions.

Peu connu
Le téléphérique est un mode de transport encore peu connu à Montréal. Il faut remonter à Expo 67 pour en retrouver un qui amenait les visiteurs au-dessus notamment du lac des Dauphins.

Aujourd’hui, en plus d’être pratique pour voyager sur une courte distance, il pourrait servir d’attrait touristique pour voir le fleuve et la ville d’un point de vue différent.

«Dans l’ensemble, c’est un beau projet qui ne va que dans le sens positif parce qu’il rend la localisation intéressante, avec des impacts amoindris sur l’environnement. Cela se reflétera sur les valeurs immobilières, donc il y aura plus d’impôts donc il y aura aussi plus de qualité de services à la fois à L’Île-des-Sœurs et à Verdun», assure le professeur Ozdilek.

Il ne faut toutefois pas minimiser les impacts liés à la construction, au déboisement, à la pollution visuelle ou sonore.

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