(Photo: Facebook) La victime de Virginia Genevrier était une amie de sa fille du même âge. Elle l'a connu à l'école primaire Île-des-Sœurs alors qu'elles jouaient au soccer.

Une éducatrice d’une quarantaine d’années, Virginia Genevrier, pourrait devoir purger six mois de prison après s’être reconnue coupable d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une adolescente. Un interdit de contact avait pourtant été imposé par le tribunal.

La relation a débuté en 2014, alors que la victime n’avait que 11 ans. Genevrier, une éducatrice spécialisée de formation, était surveillante durant la période du dîner à l’école primaire de L’Île-des-Soeurs.

La mère de l’élève de 5e année a demandé à ce qu’elle cesse de parler à sa fille après avoir découvert des messages amoureux sur les réseaux sociaux comme «Tu es la femme de ma vie », «Je t’aime» et «Veux-tu m’épouser».

Comme les fréquentations se sont tout de même poursuivies, une plainte a été logée à la police. En septembre 2015, Virginia Genevrier a signé un interdit de contact et a été licenciée de la Commission scolaire Marguerite Bourgeoys (CSMB).

Malgré tout, la jeune fille a continué de voir l’éducatrice. Une fois, les policiers ont même retrouvé l’élève cachée dans une salle d’eau, au sous-sol, chez Genevrier.

La femme mariée ayant un enfant du même âge que la victime a plaidé coupable à des accusations de bris de condition et d’entrave. Elle avait alors obtenu une première absolution, après avoir consulté un psychologue, fait 80 heures de travaux communautaires et déménagé.

«Le but de vendre la maison de L’Île-des-Sœurs, c’était de s’éloigner de tout ça», explique la procureure de la Couronne, Stacie Jérôme.

Un nouvel interdit de contact était valide jusqu’au 21 septembre. L’ex-éducatrice s’est même fait tatouer cette date et en a envoyé une photo à la victime via les réseaux sociaux, avec l’inscription «fait».

Idylle illégale

Les ordonnances du tribunal n’ont pas freiné les ardeurs de l’accusée et de la victime. Elles ont continué de se voir dans des stations de métro au centre-ville de Montréal, à l’heure du lunch ou après les classes.

De nouvelles accusations ont été déposées après que la soeur aînée de la victime ait découvert une vidéo de Genevrier nue dans sa douche.

«Elle a remarqué des échanges et une vidéo inappropriée sur la tablette de la victime, qui concernaient Mme Genevrier, fait savoir Me Jérôme. Mal à l’aise avec ça, elle s’est rendue aux policiers et c’est là que l’enquête a débuté».

Des perquisitions ont eu lieu au nouveau domicile de la Rive-Sud de l’accusée. La femme a plaidé coupable, il y a quelques jours, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une mineure ainsi que de non-respect d’engagement.

À chaque comparution, le conjoint de Mme Genevrier était présent pour la soutenir.

Les représentations sur sentence auront lieu en juillet.

 

 

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