(Photo: IDS/Verdun Hebdo – Delphine Bergeron) L'Insulaire Anastasiya Pelykh est arrivée au Canada il y a un an avec ses parents et son petit frère. La famille prend régulièrement des nouvelles des grands-parents, restés en Ukraine à proximité de la zone de guerre.

L’Insulaire Anastasiya Pelykh participera à la troisième édition du spectacle Bagages, qui a aussi fait l’objet d’un documentaire en 2017. La pièce de théâtre scolaire présente la réalité de jeunes immigrants fraîchement installés à Montréal.

 

L’étudiante de 17 ans, qui finira son secondaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont (PGLO) cette année en classe régulière, partage son parcours. Avec sa famille, elle est arrivée au Canada il y a un an pour fuir la guerre en Ukraine.

 

«On était à 200 km de la ville de Donetsk et maintenant, le conflit se rapproche de plus en plus de notre ville», raconte Anastasiya, qui s’inquiète pour ses grands-parents qui sont restés à Krivoyrog, sa ville natale.

 

«Je suis née pour être libre. Il y a une soif déchaînée de liberté qui se précipite dans mes veines. Malgré la guerre, je souris quand je tombe.»

— extrait de Bagages

 

Créé par l’enseignante en art dramatique de PGLO, Mélissa Lefebvre, le projet était initialement conçu pour tisser des liens entre les classes d’accueil et les classes régulières. Le succès du projet a fait boule de neige avec, entre autres, un film de Paul Tom qui a gagné de nombreux prix et distinctions, dont le Gémeaux 2018 du meilleur documentaire.

 

Anastasiya Pelykh a joint la troupe pour une troisième série de représentations dans laquelle elle partage un monologue autobiographique avec le public. Celle qui parle cinq langues y décrit sa double identité, la séparation avec son pays d’origine et sa nouvelle vie au Canada.

 

«En étant entre deux cultures, je deviens citoyenne du monde, porteuse du meilleur des deux terres», récite-t-elle dans la pièce, résiliente.

 

Engagement

 

Anastasiya Pelykh était déjà engagée dans son école en Ukraine en étant présidente de classe et en participant à différents spectacles scolaires. Celle qui désire travailler en restauration considère le jeu théâtral comme un passe-temps.

 

Entre l’école, son emploi dans un restaurant du centre-ville et ses cours de conduite, les trois pratiques par semaine à l’auditorium de PGLO lui permettent de relaxer. Elle aime le côté professionnel de la troupe ainsi que fignoler sa performance et les enchaînements plus difficiles.

 

Les acteurs de la pièce sont tous des adolescents de 12 à 17 ans. Pendant une heure, ils présenteront l’œuvre à la Maison Théâtre, vendredi. Une première représentation est ouverte gratuitement à 13h et une seconde suivra dans le cadre d’une soirée-bénéfice. Les profits iront à la Fondation Maison Théâtre qui permet à des jeunes provenant de milieux défavorisés d’avoir accès au théâtre.

 

Soirée-bénéfice au profit de la Fondation de la Maison Théâtre le 26 octobre à 19h30. (245, rue Ontario Est).

 

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Pour plus d’infos

514 288-7211

maisontheatre.com

 

 

 

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