François Pesant nous raconte son séjour en Inde grâce à ses photographies, présentées dès mercredi au Centre Elgar. Son exposition se poursuit jusqu’au 22 février.

Le photojournaliste dévoile ses plus récentes œuvres, témoignant de son séjour de cinq mois en Inde. À travers elles, il partage le difficile quotidien de réfugiés ayant dû fuir leurs villages respectifs à cause de dégradations environnementales.

Plus de 1000 personnes habitent en bordure de la ville de Churan-Khad. «Certains les appellent des ‘’réfugiés environnementaux’’. Une combinaison de facteurs humains et naturels a entraîné une telle dégradation de leur environnement qu’ils ont été forcés d’aller chercher une vie meilleure ailleurs. Réfugiés dans leur propre pays», décrit-il dans son reportage, racontant son expérience en Asie.

Durant son périple, le photographe a visité deux camps de réfugiés dont les familles provenaient du désert de Thar. Les sécheresses répétées dans cette région ont poussé des milliers de personnes à trouver refuge dans des camps situés à proximité de villes. «Je passais mes journées dans deux camps. Un d’entre eux existe depuis 20 ans et les gens habitent toujours dans des tentes en plastique, sans eau et sans électricité. Ils habitent près des villes et villages pour tenter de trouver du travail pour la journée. J’ai vu des familles qui n’avaient rien à manger pour la journée», témoigne M. Pesant à votre journal, avouant qu’il a trouvé l’expérience plutôt difficile.

Son expédition en Inde fut son premier projet d’envergure en dehors de la province. Lui qui a passé quelque temps en Asie dans des camps de réfugiés a décidé d’y retourner un an après, en 2008, pour y développer son projet photographique.

Son exposition voyage dans les galeries québécoises depuis 2010 et s’arrête au Centre Elgar. Le photojournaliste y sera d’ailleurs lors de la première de son exposition.

Un texte de Mélissa Lavoie

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!