Martin A. Chamberland Georges Bossé, lors de son allocution devant les participants au déjeuner du Club Rendez-vous d'affaires à L'Île-des-Sœurs.

Fidèle à son habitude, l’ancien maire de Verdun, Georges Bossé, n’a pas pris de détour pour livrer le fonds de sa pensée, lors de sa conférence au Club Rendez-Vous d’affaires de L’Île-des-Sœurs, jeudi dernier. S’appuyant sur ses propres expériences, il a exhorté ses auditeurs à ne jamais se contenter d’être des «figurants».

À un âge où il pourrait profiter d’une retraite bien méritée, Georges Bossé continue de relever les défis. En 2005, il a renoncé à se porter candidat pour un autre mandat avec Union Montréal et sa principale ambition était de consacrer plus de temps à son passe-temps, la philatélie. Il était alors au début de la soixantaine, mais il n’était pas vraiment prêt à mener une vie moins active. Au début de l’an 2006, M. Bossé acceptait un poste au sein de la firme de consultants Groupe DAA, pour laquelle il a œuvré pendant près de quatre ans. Au terme de cet engagement, Georges Bossé était maintenant âgé de 65 ans et il semblait bien prêt à prendre sa retraite.

Il n’en fut rien. Au début de l’an 2010, un ancien collègue l’a approché pour l’inviter à se lancer en affaires, dans le même secteur d’activités et ce fut le début d’une nouvelle aventure. Deux ans plus tard, le Groupe-conseil BC2FP compte sept associés et une cinquantaine de collaborateurs. «L’été dernier, on s’est même permis d’aller « voler » l’urbaniste Dany Tremblay à l’arrondissement de Verdun. On ne s’est pas fait des amis,» a-t-il ajouté, sur un ton malicieux…

Leçons de vie

Avant même de s’engager dans le monde du travail et de se lancer en affaires, puis en politique, Georges Bossé a vécu une foule d’expériences qu’il a toujours cherché à mettre à profit. Sa première «leçon de vie», il la tient de sa mère qui répétait souvent qu’il était important «d’apprendre à danser sous la pluie», soulignant ainsi la nécessité de bien s’adapter aux adversités que révèle l’existence.

Pendant tout le temps qui lui fut alloué, Georges Bossé a partagé avec son auditoire les enseignements que ses expériences personnelles et professionnelles lui ont prodigués au fil des ans. Que ce soit dans sa famille, à l’école, au travail, dans le bénévolat ou dans sa carrière politique, son parcours a permis d’enrichir son bagage de connaissances et de contacts qui lui ont été (et lui sont encore) très profitables.

Le discours de Georges Bossé a été écouté avec grand intérêt par les participants à cette rencontre. Il n’a été interrompu que par les nombreuses salves d’applaudissements qu’il a suscitées. Il serait d’ailleurs inapproprié de prétendre lui rendre justice dans le cadre d’un texte comme celui-ci.

Un retour en politique?

Même s’il n’a fait qu’effleurer le thème de la politique municipale, l’ex-maire n’a pas caché son opposition à l’affaiblissement des pouvoirs des arrondissements. Farouche opposant aux «fusions forcées» du gouvernement Bouchard, en l’an 2000, il n’a toujours pas changé d’idée sur cette question.

Dans un bref entretien avec le représentant du Magazine, après sa conférence, il n’a pas écarté la possibilité d’effectuer un retour dans l’arène municipale montréalaise. «J’ai promis d’y réfléchir et je respecte toujours mes engagements», a-t-il affirmé.

Dans son mot de remerciements, son ex-collègue du conseil d’arrondissement, Paul Beaupré a d’ailleurs exprimé un sentiment que semblait partager l’assistance. «Si jamais il songe à une autre carrière, Georges Bossé pourra sûrement devenir motivateur,» a-t-il affirmé.

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