Gracieuseté «C'est une solution qui permet de donner de l'argent aux consommateurs pour qu'ils aient le dépenser dans les commerces locaux», assure le président de Wala Rewards, Laurent Lesaigle.

Tout commerçant veut attirer le plus de clientèle possible. À l’ère 2.0, une des méthodes est évidemment de passer par Internet. Un résident de L’Île-des-Sœurs, Laurent Lesaigle, travaille depuis six ans à la création de la plateforme Wala Rewards.

Lancée il y a deux semaines lors de l’évènement PME Montréal, le site se veut un outil pour faciliter les transactions dans des commerces au détail locaux.

Pour 250$ par année, qui seront réinvestis en promotion, les commerçants s’inscrivent pour figurer dans le répertoire de Wala et bénéficier d’une vitrine virtuelle. L’avantage pour les consommateurs, c’est que l’inscription gratuite leur donne accès à des crédits à dépenser dans les commerces abonnés.

Ce qui différencie Wala des traditionnels certificats cadeaux, des rabais additionnels sont donnés aux clients qui dépensent plus que les crédits reçus. Wala double ainsi leur pouvoir d’achat pour qu’ils magasinent dans un autre commerce inscrit, mais qui n’est pas concurrent.

Par exemple, si vous dépensez 60$ de plus que le certificat de 20$ que vous aviez chez le coiffeur, vous recevrez 60$ en crédit dans un autre magasin Wala idéalement dans le même quartier qui n’est pas un salon de coiffure, jusqu’à concurrence de 100$.

«Lors d’une discussion avec un partenaire il y a quelques années, on était arrivé à la conclusion que pour vendre un nouveau service ou produit, il fallait presque donner l’argent au client pour qu’il aille le dépenser sur ce produit», raconte M. Lesaigle.

Si vous achetez une voiture à 30 000$, vous ne recevrez toutefois pas 30 000$ de crédit. «Pour d’aussi gros montants, on va travailler avec les commerçants afin d’offrir quelque chose d’autre, comme 700$ de produits d’entretien pour votre voiture ou quelque chose du genre», précise le président de Wala.

Il estime que son service se situe entre la publicité et les coupons-rabais, mais sans leurs défauts. «À l’ère d’Internet, les commerçants ne veulent pas payer sans être assurés de faire venir quelqu’un dans leur magasin. Nous, on demande au propriétaire d’un commerce combien il est prêt à investir en promotion et combien de clients il veut», explique-t-il.

Image fonctionnement WALA

 

 

 

 

 

Modèle d’affaires
Wala engendre ses profits en recevant une commission de 5% des ventes effectuées après que les crédits aient été dépensés.

Afin d’être rentable, environ 100 commerçants et 10 000 consommateurs devront être inscrits sur la plateforme. Une semaine après son lancement, une quinzaine de commerces s’y étaient inscrits. Les 100 premiers pourront s’ajouter gratuitement.

«On ne réinvente rien, c’est plutôt l’outil qui change, mais ça va probablement susciter la curiosité du consommateur», croit la professeure en marketing à l’ESG UQAM, Francine Rodier.

Selon elle, le commerce au détail ne mourra jamais. «Magasiner en personne reste un plaisir pour les produits qu’on aime. Il ne faut pas oublier le risque que représente parfois le commerce en ligne. On assiste souvent à l’effet ROPO (Reasearch online, purchase offline), ou on fait la recherche en ligne, mais on achète en magasin.»

Wala Rewards emploie présentement six personnes à temps plein.

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