Gracieuseté/Musée de Lachine Les citoyens pourront découvrir certains tableaux peints par des religieuses de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne.

Présente à Lachine depuis 1864, la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne sont toujours bien importante au sein de l’arrondissement. Afin de préserver son patrimoine tant religieux, scolaire qu’artistique, le Musée de Lachine fera revivre quelque 900 objets provenant du Centre historique des Sœurs de Sainte-Anne, fermé depuis près de trois ans.

«On ne voulait pas que ce patrimoine disparaisse complètement de l’arrondissement. Les objets choisis sont représentatifs de la vie quotidienne des religieuses», indique Dominique Chalifoux, conservatrice au Musée de Lachine.

Un comité de quatre spécialistes a sélectionné les pièces parmi des collections regroupant plus de 10 000 articles. Une partie de cet héritage a aussi été dirigé vers d’autres musées.

«Pendant des années, les Sœurs de Sainte-Anne étaient dévouées à l’enseignement des arts visuels, de la musique et des sciences naturelles auprès des enfants de Lachine.

On retrouve donc des accessoires de bureau, des livres qu’elles ont elles-mêmes imprimés ou encore une crécelle, un instrument de musique utilisé pour remplacer les cloches», explique Mme Chalifoux.

Vaisselles, mobiliers, lustres, essences naturelles et objets bibliques demeurent également au sein de l’arrondissement.

«L’histoire des religieuses se découvre derrière la simplicité des biens. Je suis profondément émue quand je trouve, par exemple, un ensemble de couture d’une religieuse avec son numéro inscrit à l’intérieur», témoigne la conservatrice.

La collection comprend également des objets du Manoir Simpson, à Lachine, qui a été acheté par la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne en 1861.

Sauvetage
Situé sur le boulevard Saint-Joseph, le Centre historique des Sœurs de Sainte-Anne, dont les locaux ont été repris par le collège du même nom, avait été contraint de fermer ses portes après 95 ans d’existence.

«Le Musée de Lachine avait indiqué pouvoir prendre un certain nombre d’objets, mais ce n’était pas possible de prendre l’entièreté par manque d’espace. C’est une opération de sauvetage, fait savoir Mme Chalifoux. De dire aux religieuses qu’on part avec leurs objets, c’est très émouvant.»

D’ici à leur déménagement, les pièces sont précieusement conservées à la Maison mère des Sœurs de Sainte-Anne. Ils devront être analysés et restaurés avant d’être exposés à la population.

Un important travail de recherche est aussi nécessaire afin de compléter la documentation et les photos fournies par les religieuses. Le public devra donc patienter encore quelque temps, voire même d’une à deux années, avant de découvrir l’héritage des Sœurs de Sainte-Anne à Lachine.


Saviez-vous que…  

Le Musée de Lachine a subi des dommages lors de la crise du verglas de 1998. Quelque 140 œuvres ont été abimées par un dégât d’eau au moment de réactiver l’électricité. Les objets endommagés devaient être congelés dans un délai de 24h. La générosité des Sœurs de Sainte-Anne, qui ont accepté d’entreposer les pièces dans leurs congélateurs, a permis de sauver les œuvres.

Aujourd’hui, le musée permet aux religieuses de conserver une partie de leur patrimoine là où elles se sont établies pendant plus de 150 ans.

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