Environ 250 personnes – enfants, parents et curieux – ont appris les rudiments du codage, samedi, à l’école Paul-Jarry, qui est pionnière en la matière. Comme les élèves fréquentant l’établissement scolaire de Lachine, les familles montréalaises et des alentours ont acquis les connaissances nécessaires pour devenir des ingénieurs informatique en herbes.

Dans cette école la plus défavorisée de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, les élèves de tous les niveaux apprennent, depuis septembre, le langage informatique afin de créer des applications, des sites Internet et même, programmer des robots. Une discipline qui gagne en popularité à travers la province.

«Émettre des hypothèses, résoudre des problèmes, développer la pensée critique et être créatif sont des compétences qu’un enfant doit posséder au 21e siècle. Une grande majorité des métiers vont inclure une partie du travail où ils seront aussi appelés à programmer», soutient la directrice de l’école, Christine Jost.

Innover
Le code informatique s’est facilement intégré au cursus de l’école Paul-Jarry. Les enseignants, qui ont aussi dû apprendre à maîtriser ces outils, peuvent les intégrer en production écrite, en mathématiques, en sciences, ou même en arts plastiques.

«On ne peut plus continuer à enseigner aux enfants de façon traditionnelle, l’école comme elle a été inventée à l’ère industrielle, fait savoir la directrice. Je vais continuer ma carrière pour faire en sorte que les enfants soient qualifiés pour être actifs dans la vie.»

L’établissement de la 11e Avenue a établi de nombreux partenariats au cours de l’année, notamment avec le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication en éducation, Thierry Karsenti.

Il était d’ailleurs présent samedi avec son robot humanoïde Nao. Cet outil pédagogique, qui mesure 58 centimètres et pèse 4,8 kilogrammes, peut notamment interagir avec les élèves, particulièrement ceux atteints d’un trouble du spectre de l’autisme.

Essentiel
Le code informatique suscite un grand intérêt auprès des enfants. «Il y a un engagement de 100% chez les élèves, autant ceux ayant des troubles de comportement, en difficulté d’apprentissage ou désengagés», remarque la directrice de l’école.

La curiosité se fait particulièrement sentir chez les garçons. «La préoccupation est d’intéresser les filles. Ici, on a le double mandat puisqu’on est en milieu défavorisé», estime Christine Jost.

Fière du travail accompli aux cours des derniers mois, Mme Jost espère que d’autres écoles emboîtent le pas. «Apprendre à coder, c’est aussi important que lire, écrire et compter. Le code informatique, c’est une langue universelle», souligne-t-elle.

Il n’est pas exclu que des ateliers soient également offerts au grand public.

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