TC Media/Marilyne Demers Les principales artères de Dorval comptent 114 places d’affaires à usage commercial.

Mieux connaître les forces, les faiblesses, les opportunités et les contraintes, voici la mission que s’est donnée l’association Rues Principales Dorval afin d’augmenter l’achalandage dans les commerces de la Cité. Pour relever ce défi, elle a pris le pouls des consommateurs et des marchands.

Devant quelque 90 personnes, la firme Zins Beauchesne et associés a présenté les résultats préliminaires du diagnostic commercial de la Cité la semaine dernière. «La forte participation démontre qu’il y a un intérêt de la part de la communauté d’affaires pour apporter des améliorations», estime le président de l’association, Pierre Soucy.

Au total, 1021 personnes ont été sondées sur le web durant le mois de mai afin de mieux connaître leurs habitudes de consommation. «La diversité commerciale fait largement défaut à Dorval. Il y a plus de services comme les dentistes, les notaires ou les services bancaires que d’offres commerciales. Le sondage est venu nous le confirmer», indique M. Soucy.

La majorité des répondants aimerait voir s’établir des restaurants, des cafés ainsi que des commerces d’alimentation et de divertissement sur les principales artères de Dorval. Ils souhaitent également la tenue d’un marché public d’alimentation et d’un marché de Noël, de même que des services de restauration avec terrasse.

Pistes de solutions
Les commerçants devront faire face à différents enjeux, dont la concurrence des autres artères commerciales et des centres commerciaux dans l’Ouest-de-l’Île.

«Il va falloir redéfinir l’identité de Dorval, en quoi la Cité se différencie des villes avoisinantes, avance M. Soucy. Dorval a un riche passé. Combien de villes peuvent se targuer d’avoir un aéroport international dans leur cour. On veut d’ailleurs resserrer les liens avec les principaux acteurs du territoire comme Aéroports de Montréal.»

Lors de la présentation au centre communautaire Sarto-Desnoyers, le professeur d’architecture de l’Université McGill, Dr Avi Friedman, a aussi donné en exemple des projets de revitalisation commerciale, dans le but d’inspirer les marchands dorvalois.

«Ils ont un rôle important à jouer. La Cité a aussi un rôle à jouer en créant notamment des incitatifs pour l’implantation de nouveaux commerces. La population a quant à elle la responsabilité de faire des efforts dans ses habitudes de consommation pour que l’environnement commercial puisse subsister», soutient le président de Rues Principales Dorval.

Le maire Edgar Rouleau abonde dans le même sens. «Il faudra voir comment on peut attirer les gens, mais il faut que tout le monde participe, autant la Cité, les commerçants que les citoyens.»

Des recommandations seront émises au cours des prochains mois afin de bonifier l’offre sur l’avenue Dorval, le chemin Bord-du-Lac et les Jardins Dorval. La population sera tenue informée des différentes pistes de solutions envisagées à compter de cet automne.

Les Jardins Dorval

  • 57 places d’affaires
  • 8 vacantes (3,8% de la superficie)

L’avenue Dorval

  • 37 places d’affaires
  • 8 vacantes (33,4% de la superficie)

Le chemin Bord-du-Lac

  • 55 places d’affaires
  • 11 vacantes (16,3% de la superficie)

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