TC Media/Patrick Sicotte Audrey Brisson-Laferrière est généralement présente les soirs et les week-ends dans les espaces publics où les jeunes sont davantage présents.

Audrey Brisson-Laferrière connait le territoire de Dorval de fonds en comble. La travailleuse de rue l’a sillonné à plusieurs reprises au cours des derniers mois afin de découvrir les endroits les plus fréquentés par les jeunes. De loin l’idée de les surveiller, elle souhaite plutôt les guider et les soutenir dans les bons comme dans les pires moments.

Munie de son sac à dos, la travailleuse de rue, qui s’est joint à l’organisme Action Jeunesse de l’Ouest-de-l’Île (AJOI) l’automne dernier, tente d’entrer en contact avec les personnes de 12 à 25 ans en difficulté. Si certains liens se forment naturellement, d’autres peuvent prendre des jours, voire des mois.

«Généralement, je me promène entre les endroits où ils se tiennent, soit les parcs, les stationnements, les bars ou les lieux de loisirs», fait savoir la jeune femme de 21 ans, qui est originaire de Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière.

Sur sa route, l’éducatrice spécialisée de formation rencontre des personnes ayant des problèmes de consommation, des difficultés familiales ou relationnelles. Certaines sont à la recherche d’un emploi ou d’un logement.

«J’avais de la misère à me trouver un appartement. Non seulement Audrey m’a conseillé, mais elle s’est aussi mise à ma disposition pour m’accompagner dans ma démarche. Elle a été présente et à l’écoute tout au long du processus», confie un jeune homme qui a préféré garder l’anonymat.

Sac à outils
Chaque travailleur de rue transporte un sac à dos comprenant les outils nécessaires pour accompagner les jeunes. Guides de référence, billets d’autobus, condoms, seringues propres et pipes à crack s’y trouvent notamment.

«On travaille dans une approche de réduction des méfaits. On ne leur fait pas la morale, mais on les informe et les sensibilise aux risques liés à leur consommation par exemple, et ce, toujours dans le non-jugement», explique Tania Charron, agente de développement chez AJOI.

Une fois la relation de confiance établie, l’intervenant est par la suite en mesure d’encourager les jeunes à faire des choix éclairés et sécuritaires.

«C’est important d’écouter sans juger. Ils savent que je suis là pour eux, soutient celle dont le cellulaire n’est jamais très loin. Je veux redonner ce que j’ai moi-même reçu quand j’étais adolescente. En tant que travailleurs de rue, nous avons chacun notre propre passé, notre histoire», conclut Mme Brisson-Laferrière.

Une intervenante en toxicomanie, qui l’a aidée lorsqu’elle était au secondaire, l’a inspirée à faire ce métier.


Dorval

  • 213 interventions au total auprès de 1050 individus
  • 140 interventions de type écoute, support et échange
  • 108 interventions de type information et de sensibilisation

(Source: Action Jeunesse de l’Ouest-de-l’Île (AJOI))

 

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