TC Media/Patrick Sicotte Depuis qu’ils se sont rencontrés, Mme et M. Desforges sont devenus inséparables.

C’est au son des quilles qui s’entrechoquent que Pierrette et Gérard Desforges sont tombés amoureux. Soixante ans plus tard, le couple a choisi, après quelques escales, de passer ses vieux jours à Lachine, où l’histoire d’amour a débuté.

Leurs chemins se sont croisés par l’intermédiaire d’une amie. «On est allés jouer au bowling sur la rue Notre-Dame, puis on s’est revus et on a sorti ensemble. C’était la femme que je cherchais», soutient M. Desforges, les yeux toujours étincelants.

La Lachinoise est tombée sous le charme de ce sportif au grand sens de l’humour et au tempérament calme, affichant une joie de vivre contagieuse. «Elle m’aimait tellement que, deux ans plus tard, elle voulait qu’on se marie», lance à la blague l’homme de 84 ans.

Pierrette Desforges, fille du regretté homme d’affaires et conseiller municipal Paul-Émile Chevrier, était âgée de 19 ans à l’époque. «On était en amour. Mes parents me trouvaient jeune pour me marier, mais ils l’aimaient beaucoup», fait savoir la femme de 79 ans.

Le 2 septembre 1957, à Ville Saint-Pierre, le couple s’est uni pour le meilleur et pour le pire.

Famille compte triple
Gérard Desforges a connu une carrière florissante au sein du Canadien National (CN) pendant près de 40 ans. Il a gravi les échelons pour devenir directeur national de la compagnie, étant souvent appelé à travailler sur la route.

Pierrette Desforges s’est occupée de leurs trois fils à la maison. «Avec trois garçons, c’était beaucoup de sport. Mais on est chanceux, on a de bons enfants», avance la femme qui a travaillé comme infirmière en soins palliatifs quand ses fils étaient plus vieux.

M. Desforges et les trois garçons avaient aussi leurs petites traditions. «On écoutait le hockey avec notre père le samedi soir, se souvient Pierre Desforges, le fils aîné. Et lorsque notre mère était absente, il nous amenait toujours manger des hot-dogs chez Lafleur.»

Une vie bien remplie
Le temps a passé et les souvenirs se sont accumulés. Les grands-parents de cinq petits-enfants se souviennent des voyages en famille, des séjours en camping, des déménagements et même des maladies qu’ils ont combattues.

«On en a fait des choses durant notre vie. Il me semble que ça ne se peut pas qu’on ait tout fait ça! On pourrait écrire un roman», lance Mme Desforges, nostalgique.

Bien qu’ils soient demeurés dans les environs de Lachine une majeure partie de leur vie, le couple a choisi, il y a quatre ans, de demeurer à la résidence pour aînés Le Savignon, sur la rue Victoria. «C’était naturel pour nous de revenir à Lachine, soutient M. Desforges. Et maintenant qu’on célèbre nos noces de diamant, on espère fêter ceux de platine.»

Le secret de leur mariage? «Il faut qu’il y ait de l’amour dans le couple, sinon ça ne peut pas marcher, estime Mme Desforges. On est chanceux d’être encore ensemble. C’est un beau cadeau de la vie.»

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