TC Media/Patrick Sicotte L’équipe Power of The Dragon est composée uniquement de femmes touchées de près ou de loin par le cancer.

Une centaine de pagayeurs se sont dépassés lors des courses du festival de bateaux-dragons CanSupport des Cèdres «beau temps, mauvais temps». Ils n’avaient qu’un objectif en tête: obtenir la victoire contre le cancer. Leurs efforts permettront de mettre un baume sur la souffrance que vivent les personnes atteintes de la maladie.

À tour de rôle, une trentaine d’équipes formées de femmes et d’hommes de tous âges ont défilé sur le lac Saint-Louis, samedi. Placé à l’avant du bateau, le batteur frappe son tambour pour donner la cadence à l’équipage. Les 20 pagaies répondent instantanément au rythme, sous les directives du barreur.

Bien que différentes, chacune des équipes a choisi de pagayer pour cette cause qui leur est chère. Pour les membres de Power of The Dragon, formé majoritairement de survivantes et de soignantes, la douzième édition était à la fois teintée de joie et de tristesse.

Les sportives de Montréal et des environs ont dû dire au revoir il y a un peu plus de deux semaines à une de leurs coéquipières, décédée d’une crise cardiaque à l’âge de 85 ans. Lanni de Langavant, survivante de deux cancers, s’était entraînée avec elles en vue de l’événement.

«Aujourd’hui, c’est à elle qu’on dédie la course. C’était une femme extraordinaire», souligne Isabel Pereira, qui a côtoyé l’agente immobilière pendant plusieurs années.

Tout au long de sa vie, Lanni de Langavant s’est engagée bénévolement auprès de causes, notamment pour soutenir les malades. Elle était entre autres impliquée auprès de la Croix rouge, de l’Orchestre symphonique de Montréal et de l’hôpital St-Mary’s.

Par-dessus tout, l’Américaine arrivée à Montréal dans les années 1960 avait une grande affection pour son équipe de bateau-dragons, dont elle faisait partie depuis les tout débuts, il y a 19 ans.

Famille
Alors que certaines quittent Power of The Dragon, d’autres trouvent leur place au sein de l’équipage. «Ce sont des femmes de tous âges avec différentes expériences de vie. Ce n’est pas facile et on en apprend beaucoup sur nous-mêmes. On est comme une famille», soutient Patricia Pesant, qui s’y est jointe cette année.

Les participantes de 30 à 86 ans s’entraînent à Lachine une fois par semaine, été comme hiver, en plus de participer à des courses. «On veut montrer qu’il y a une vie après le cancer», soutient Isabel Pereira.

Pour l’équipe Power of The Dragon, la médaille d’or remportée samedi est un pas de plus dans leur victoire contre le cancer.

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