TC Media/Isabelle Bergeron Ce projet intergénérationnel a permis de dresser le portrait historique de l’arrondissement à travers les yeux des enfants.

Selon le dicton, les paroles s’envolent, mais les écrits restent. En racontant leur histoire à des élèves de l’école Des-Berges-de-Lachine, des résidents ont pourtant démontré qu’il était possible de laisser sa trace auprès de la génération future.

Possédant un riche passé historique, Lachine regorge d’anecdotes et ses citoyens peuvent en témoigner. Six bénévoles ont accepté de partager leur savoir à une vingtaine d’élèves.

«Ce projet va laisser une marque chez les jeunes. Quand on ne sera plus là, ils auront ça en souvenir. C’est comme donner au suivant», estime Marcel Roy, qui a vécu dans Lachine Est durant son enfance.

Ces échanges ont permis aux jeunes de mieux connaître, entre autres, le patrimoine culturel, historique, social et industriel de l’arrondissement. «On doit apprendre l’histoire de l’endroit où on habite. Ce n’est pas normal qu’on ne sache pas ce qui s’est passé avant nous», avance Brian Tikum Asongwe, un élève de 5e année.

Sports, éducation, santé et transports ont notamment été abordés par les jeunes lors d’une présentation à la bibliothèque Saul-Bellow, mardi. «C’est important de transmettre ses connaissances. J’ai appris sur la Dominion Bridge, comme le fait qu’une des plus puissantes turbines a été construite dans cette usine», fait savoir Olivier Morin, un élève en 6e année.

Citoyens, parents et élus ont attentivement écouté les enfants partager leurs nouvelles connaissances. «Il y a des nouveaux arrivants dans le groupe. Les jeunes étaient intéressés à mieux connaître leur quartier. Ils vont en discuter entre eux, mais aussi avec leur famille», indique Marie-Claude Barrette, l’enseignante à l’école Des-Berges-de-Lachine.

Intergénérationnel
Valmont Ouellet, François Morissette, Rénald Dupont, André Robichaud, Marcel Roy et Lyse Barrette ont participé à l’activité. Les échanges entre les bénévoles et les élèves ont fait place à une belle complicité.

«Ça crée des liens entre les jeunes et les adultes. C’est de dire aux aînés qu’ils sont toujours présents dans la société, et aux jeunes, que le savoir ne se trouve pas seulement sur Internet ou dans les livres, mais aussi dans la mémoire des gens», soutient la bibliothécaire Souad Ourahma, qui a eu l’idée de cette initiative avec sa collègue Sueanne O’Hanley.

Vu le franc succès, d’autres projets intergénérationnels pourraient voir le jour à la bibliothèque Saul-Bellow.

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