Chaque lundi, une dizaine d’enfants se joignent aux tricoteuses de Surrey, une occasion unique de s’initier à un savoir-faire qui se perd dans l’univers technologique des jeunes.

«J’apprenais ça à l’école quand j’étais petit et j’essaie de le transmettre aux jeunes», lance Marc Schwartz, le seul homme du club. Depuis quatre ans, comme une trentaine d’autres aînés, il inculque l’art du tricotage à une dizaine de volontaires du Club des enfants de Surrey (CES).

Il suffit parfois seulement d’une journée aux enfants pour qu’ils manient fils et aiguilles. «C’est vraiment relaxant, quand tu commences tu ne peux plus t’arrêter», dit Adriana.

La fillette de 11 ans vient partager la passion Marion Kemper, sa mamie de substitution le temps d’une journée. Une occasion unique pour cette ancienne enseignante qui n’a pas de petits-enfants et qui trouve là une possibilité de raconter des histoires d’antan tout en livrant ses trucs et astuces du tricot. Une transmission qui, selon elle, se fait beaucoup plus par les grand-mères que par les mères.

En plus de décrocher des technologies et de côtoyer des aînés, les enfants y trouve la fierté d’avoir acquis une compétence. Le plus expérimenté du groupe, Émile, a déjà créer des pochettes, des foulards et participe à la conception d’une couverture qui ira directement pour les activités de natation. Voilà trois ans qu’il vient occuper ses étés au Centre communautaire Surrey de l’avenue Parkfield.  Une activité peu commune pour les garçons, mais dont le jeune homme de 11 ans est fier et compte bien partager avec ses camarades de classe à la rentrée.

«Nous n’avons même pas de place pour tout le monde, on envisage sérieusement créer un projet où les enfants pourraient profiter de cette activité durant toute l’année», explique Alyssa Archer Cooper, assistante directrice du CES.  Certains enfants préfèrent même tricoter plutôt que de participer aux activités nautiques selon elle.

 

 

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