Le jeune artiste Levis Johnson est derrière les motifs qui ornent le tout premier piano public de la Cité. À 19 ans, le Dorvalois n’avait jamais dessiné en public.

Il a fallu une quinzaine d’heures pour que Levis Johnson vienne à bout du piano sur la place Heather-Allard.

«Je suis venu sur plusieurs semaines et j’ai à chaque fois reçu beaucoup d’encouragement des passants», confie-t-il.

Ce fut un véritable challenge, qu’il a accepté sans hésitation, alors qu’il n’avait jusqu’à présent dessiné que sur du papier, des toiles et réalisé quelques tatouages.

«J’ai souhaité sortir de ma zone de confort, je n’avais jamais utilisé de l’acrylique pour peindre sur le bois et cela nécessite des techniques. J’ai parfois dû m’y prendre à plusieurs reprises pour certains motifs», explique le jeune artiste.

Son goût pour la peinture, il le tient peut-être de sa grand-mère, qu’il a vu peindre toute son enfance sur des toiles, des verres ou encore des meubles. C’est elle qui lui a appris le b.a.-ba de cet art. «Je n’étais pas vraiment fort à l’école en général ou même en sport, mais j’adorais dessiner alors je me suis lancé et j’ai décidé il y a quelques années de commencer des cours en art», révèle-t-il.

En plus de lui offrir de la visibilité, Levis Johnson apprécie le caractère social de l’action. Il souhaite avant tout pratiquer un art qui puisse faire passer un message, au-delà de l’aspect esthétique. «J’espère pouvoir créer dans un futur proche des murales qui ont du sens et qui interpellent les gens, notamment lors du festival Mural qui a lieu tous les ans, à Montréal», avoue le Dorvalois. Il souhaite en attendant se diriger vers le métier de tatoueur, il a en d’ailleurs déjà réalisé lui-même quelques-uns.

Animer

«Nous n’utilisions presque pas cet endroit caché derrière la bibliothèque, on s’est dit que si on y disposait un piano public, cela pourrait apporter de l’animation», explique Andréanne Alain, agente culturelle pour la Cité de Dorval.

Ce piano est le tout premier mis à disposition pour les Dorvalois. La Cité espère que cela pourra réunir des artistes pour y organiser des spectacles de musique. «Cela permet de rendre accessible la musique aux gens qui n’ont pas la chance de posséder un instrument», ajoute Mme Alain.

Cependant, le piano peint par Levi Johnson a été récemment endommagé par la pluie et n’est plus fonctionnel à ce jour. La Cité s’est vu offrir un autre piano par la compagnie Moventune à qui elle a juste payé les frais de livraison. Les deux instruments sont sur la même place. La Cité envisage possiblement de le faire peindre, en permettant à un autre artiste, comme Levis Jonhson, de laisser exprimer son art.

 

 

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