Trois ans après son ouverture dans le quartier Saint-Pierre, à Lachine, le restaurant Falafel Saint-Jacques s’apprête à lancer une deuxième succursale dans l’arrondissement, sur la rue Notre-Dame.

«Ce sera un restaurant qui ressemblera au premier, mais nous comptons y ajouter une partie boulangerie où nous servirons encore plus de sorte de pains du monde entier», lance fièrement le propriétaire, Ronen Baruch.

L’actuel Falafel est trop étroit pour offrir une quantité plus large de produits.

Le propriétaire tenait à rester à Lachine, désireux d’apporter de la vie dans des quartiers où les commerces se font rares.

«Quand vous faites du bon travail, les gens viennent de partout. Tout est fait maison, nous travaillons fort et, malgré notre localisation, nous avons beaucoup de clients», concède le gérant, Saleh Seh.

Cette nouvelle enseigne devrait permettre d’aller chercher une nouvelle clientèle, notamment de Dorval et encore plus à l’Ouest. Elle disposera également d’une terrasse donnant sur la rue.

Recette gagnante

Les deux hommes se sont rencontrés il y a 15 ans. Ronen Baruch cherchait à l’époque un boulanger pour son enseigne de pain pita nommée Abolafia, sur la rue Saint-Jacques.

Pour ce faire, il décide de retourner sur ses terres d’origine, en Israël. Grâce à un de ses amis, il fait la connaissance de Saleh Seh, un Palestinien travaillant en Israël. Épaté par son savoir-faire, il lui propose de travailler avec lui au Canada. Jeune et sans enfants, M. Seh accepte de quitter son pays.

Il y a trois ans, Abolafia s’est transformé en restaurant où l’on sert des pains pita garnis ainsi que d’autres spécialités du Proche-Orient.

Les deux hommes sont devenus de grands amis et tiennent à ce que leur restaurant Falafel Saint-Jacques soit un lieu de paix, loin des conflits qui opposent leurs territoires.

«La nourriture rassemble les gens, peu importe leurs différences. Selon moi, c’est important de faire les choses avec son cœur et d’être généreux, je ne veux que personne ne ressort d’ici en ayant faim», confie M. Seh, en souriant.

De religions différentes, l’un étant musulman et l’autre juif, les deux hommes ont par ailleurs décidé d’offrir des repas végétariens pour faire consensus.

 

 

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