Gracieuseté Frédéric Latreille, romancier, a choisi le décor du canal de Lachine comme toile de fond à ses personnages trouvant l’endroit propice à ses romans.

Frédéric Latreille, enseignant au secondaire, a commencé à écrire il y a trois ans les premières lignes de ce qui est devenu une série de romans. Puisqu’il est né et a grandi à Lachine, l’auteur l’a appelé Les chroniques du canal Lachine – La chance des Irlandais.

«Même si je n’y réside plus depuis l’âge de 10 ans, ce quartier m’a marqué. Ma mère et mon frère y habitent encore. J’ai utilisé un point de repère que je connaissais bien», mentionne le romancier Frédéric Latreille, qui est également bachelier en histoire et en enseignement des sciences humaines.

Le premier tome, La chance des Irlandais, raconte l’histoire d’Eamon Jovanovsky, un artiste en herbe, qui, à l’âge de 16 ans, se lie d’amitié avec Tom Murphy, aussi Irlando-Montréalais. La vie d’Eamon va être bouleversée, car son ami vit dans un univers de sexe, de drogue et de musique punk rock. La descente de Tom va avoir une grande influence sur celle d’Eamon qui se fera lui aussi entraîner vers les bas-fonds.

«L’intrigue de mon roman est presque entièrement fictive. Cependant, plusieurs anecdotes m’ont été racontées par d’autres. Je les ai transposées, avec leurs permissions, pour les inclure dans mon histoire», explique-t-il.

Vocation tardive

Cet enseignant, multi-instrumentiste, auteur-compositeur et interprète, était en train de lire le roman d’un de ses auteurs préférés, John Steinbeck, lorsque l’appel à écrire, à l’âge de 37 ans, s’est manifesté en lui.

«J’étais dans mon bain à lire À l’est d’Eden. Ça faisait la quatrième fois que je relisais la même page. Je suis sorti du bain et me suis mis à écrire, je n’ai pas arrêté pendant un an et demi. J’ai écrit quatre livres», dit-il en riant.

Il a soumis son premier manuscrit à un éditeur qui l’a immédiatement trouvé intéressant.

«Ma première version était en anglais. Deux jours, après avoir envoyé mon courriel à un éditeur de l’Ontario, il m’a réécrit en me demandant si j’en avais une version en français. Je l’ai adapté en un mois», raconte M. Latreille.

La chance des Irlandais est la traduction de l’expression consacrée The Luck of the Irish. Elle trouve son origine au XIXe siècle lors de la ruée vers l’or aux États-Unis. Les premiers prospecteurs qui en tirèrent fortunes étaient majoritairement d’origines irlandaises. Son histoire, elle, se situe entre 2005 et 2012.

Série à venir

Le romancier, qui n’avait jamais écrit une histoire aussi étoffée avant cet élan littéraire, l’a construit comme un scénario.

«C’était comme un film. Je l’ai presque écrit scène par scène, avec, en plus, la bande originale dans ma tête. Quatre romans sont déjà écrits et le cinquième est en marche. Si tout va bien, la série devrait comporter six tomes», explique le père de trois jeunes enfants qui profite des moments d’accalmies, souvent en fin de soirée, afin de se consacrer à l’écriture.

En ce moment, Les chroniques du canal Lachine, Tome 1: La chance des Irlandais (296 pages), est disponible en format numérique sur les sites d’Indigo, Amazon et quelques librairies indépendantes, cependant, une publication en format papier n’est pas écartée par l’éditeur.

 

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