Lachine-Est pourrait se voir doter d’un Water Square afin de récolter l’eau durant les périodes de pluie intense. Déjà existant dans plusieurs villes du monde, le projet serait une première au Canada.

Encore en discussion, l’aménagement serait une manière économique de stocker temporairement l’eau de pluie découlant des rues et des toits, afin qu’elle ne se retrouve pas dans les égouts. Elle s’en irait vers un espace public aménagé appelé Water Square, avant de regagner naturellement le sol ou s’évaporer. Sollicité seulement plusieurs fois par année, le Water Square peut durant l’autre partie du temps servir de terrain de jeu ou d’air de repos pour les habitants.

«Puisqu’il est impensable de refaire tout le réseau, tant techniquement que financièrement, la Ville évalue les meilleures options pour stocker temporairement l’eau de pluie au moindre coût, avec le minimum d’impact pour les activités économiques et pour les citoyens», explique Marilyne Laroche Corbeil, relationniste pour la Ville de Montréal.

Le Water Square existe dans d’autres pays en Europe, notamment aux Pays-Bas, qui en a un d’une capacité de rétention de 1500 mètres cubes. Il constitue aussi un lieu public où se tiennent des événements et où les gens se rencontrent ou font du sport. Le Water Square a une fonction de rétention d’eau environ une quinzaine de fois par année et le séjour de l’eau y est en moyenne de 24h.

«J’aimerais que Lachine-Est soit précurseur de bonnes pratiques, on a la possibilité d’être environnemental tout en économisant de l’argent. Montréal est en retard, on fait beaucoup plus qu’ici ailleurs dans le monde», explique Maja Vodanovic, mairesse et présidente de la Commission permanente sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs (CPEEDDGP), instigatrice de cette démarche. «C’est un exemple de la manière dont nous projetons planifier d’une manière innovatrice ce nouveau quartier, afin de répondre aux défis de notre époque», ajoute-t-elle.

Ce projet serait une réponse aux conséquences du réchauffement climatique, comme la fréquence et l’intensité des pluies. En 2012, une pluie intense a paralysé une partie du centre-ville et du sud-ouest de Montréal en provoquant des inondations dans les sous-sols des immeubles et certaines stations de métro.

 

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