De plus en plus de commerces de Lachine offrent des produits et des services qui permettent d’adhérer au mode de vie zéro déchet. Une bonne nouvelle pour Myriam Vézina, une mère de famille écolo qui trouvait bien difficile de s’approvisionner à son arrivée dans l’arrondissement, il y a trois ans.

Tout a commencé à cause des allergies alimentaires développées par ses enfants. Mme Vézina s’est mise alors à lire les étiquettes des plats qu’elle achetait.

«Je me suis rendu compte que je ne comprenais pas la plupart des noms d’ingrédients au dos des emballages, ce n’était pas normal», explique-t-elle.

Entre les lunchs et les repas du soir, sans compter son travail à temps plein, Mme Vézina a dû trouver des moyens de s’organiser pour faire ses propres repas. Tout ce qu’elle avait l’habitude d’acheter tout prêt devait désormais être fait à partir d’aliments frais.

«Il fallait que je m’organise pour éviter de gaspiller, d’avoir à jeter le surplus de nourriture», soutient la consultante d’un organisme communautaire.

Elle a consulté des blogues, des livres et discuté avec son entourage afin d’adopter de nouvelles habitudes.

C’est d’abord à Verdun, où elle habitait, qu’elle commence à réduire ses déchets. Elle y trouve des commerces qui offrent des options pour diminuer les emballages, par exemple.

Lachine

«Quand je suis arrivée à Lachine, il n’y avait même pas le compostage, aucun magasin n’acceptait de mettre ma viande dans le plat que j’apportais. Je me suis vue faire deux grands pas en arrière», confie-t-elle.

Les choses ont bien changé puisque Mme Vézina peut composter et se procurer des produits à deux pas de chez elles.

«Chez Glup, je peux remplir mes bouteilles de produits d’hygiène ou apporter mes propres contenants chez le boucher de la station Angus sans utiliser ma voiture», ajoute-t-elle.

Planification

Si le mode de vie zéro déchet permet d’économiser, Mme Vézina admet qu’elle doit cuisiner, mais surtout planifier d’avance ses repas et ses achats pour éviter le gaspillage.

«Chaque samedi, j’organise mes repas pour la semaine, je lance plusieurs choses à cuire en même temps et je congèle le surplus, s’il y en a», souligne-t-elle.

Elle récupère un panier de fruits et légumes «moches» au Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME), une initiative de l’organisme SecondLife, qui vise à sauver des produits frais destinés à la poubelle.

«J’ai remarqué un réel changement à Lachine, des commerces montrent une volonté d’offrir aux gens la possibilité de réduire leurs déchets au cours des deux dernières années», explique Femke Bergsma, employée du GRAME, lors d’une conférence sur le zéro déchet la semaine dernière.

Bientôt la famille Vézina, comme d’autres, pourront bientôt profiter de produits en vrac chez Aliments cibles sur Notre-Dame. De plus, Le Trois-mâts, un commerce de produits bio, équitable, et zéro déchet, devrait ouvrir à l’automne.

  • Chaque Québécois produit environ 700 kg de déchets par an. Pour trouver des solutions, la deuxième édition du festival zéro déchet de Montréal aura lieu les 3 et 4 novembre, au Marché Bonsecours.

 

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