Le maire de l’arrondissement de Lachine, Claude Dauphin, le dit haut et fort: «À bas les masques, je suis tanné de toutes ces rumeurs qui circulent à mon sujet, des insinuations anonymes non fondées!» Voilà ce qu’il a répété plusieurs fois au Messager, lundi dernier, alors que de nouvelles allégations ont couru sur lui et qu’il serait visé par une nouvelle enquête à la Ville de Montréal.

Ces propos, le maire de Lachine les formule alors qu’il vient tout juste, comme il dit, de «chiffrer à 250 000 dollars sa poursuite en dommages et intérêts engagée contre la Ville de Montréal», déposée à la suite de la saga de l’espionnage des courriels des élus, en 2011; tandis que les nouvelles allégations le concernant sortent presqu’en même temps.

Selon le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, l’ex-président du conseil de ville serait directement visé par un nouveau rapport concernant sa gestion des affaires de l’arrondissement de Lachine.

«C’est un prétexte, lance avec force Claude Dauphin, un frame-up, une manœuvre de diversion pour faire oublier le dépôt de ma requête juridique pour libelle diffamatoire, atteinte à ma réputation et dommages moraux. Il faut que la vérité sorte. Je réclame de la transparence».

«C’est vrai que je pousse très fort mes dossiers dans mon arrondissement. Je n’ai rien à me reprocher. Je sens plus que jamais l’appui de mes concitoyens. Je suis resté digne dans toute cette affaire, depuis un an. J’ai accepté, je suis serein. Je suis solide dans mes souliers. J’ai espoir de sortir gagnant de cette cause, sans aucun reproche. Le délai dans tout ce dossier devrait me donner raison».

La poursuite de Claude Dauphin

Le tout premier élément de la requête de Claude Dauphin consiste à lui faire réintégrer ses fonctions de président du conseil de ville.

«J’aimerais rappeler que lors de la séance du 12 avril 2011, j’avais pris moi-même la décision de me retirer temporairement de mes fonctions de président du conseil municipal et de président du conseil d’agglomération, et j’appuie sur le mot temporairement», déclare le maire de Lachine.

Rappelons que la résolution à cet effet, proposée par le maire Gérald Tremblay et appuyée par Louise Harel, chef de Vision Montréal, et par Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, avait été adoptée à l’unanimité.

«Cette situation constitue une atteinte à ma réputation, ajoute Claude Dauphin. Un an plus tard, j’ai pu véritablement constater les dommages moraux ainsi que les sommes d’argent perdues en salaire, ainsi que les frais d’avocat encourus. C’est pourquoi je réclame 150 000$ en dommages moraux et perte de revenus et 100 000$ pour payer mes frais juridiques, en plus d’exiger être réintégré dans mes fonctions».

«La question que l’on doit maintenant se poser, conclut Me Dauphin, c’est: Qui a donné l’autorisation à Pierre Reid, le contrôleur général de la Ville de Montréal à l’époque, d’espionner les élus?»

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