La Cité de Dorval a multiplié par 15 le montant annuel consacré à la lutte contre l’agrile du frêne, devant les risques élevés des dommages causés par l’insecte ravageur, provenant d’Asie. Le budget sera notamment consacré à un nouveau programme de recensement des arbres.

C’est 500 000$ que la municipalité consacre au combat contre l’insecte, alors qu’en 2014, ce n’était que 30 000$.

«Et si ce n’est pas assez, s’il en manque, on en rajoutera», a déclaré à TC Media le maire de Dorval, Edgar Rouleau.

«Dorval investit une telle somme parce qu’elle est consciente de la grande menace que représente cet insecte, et souhaite tout mettre en œuvre pour sauver un nombre considérable d’arbres, une ressource inestimable pour une municipalité», a expliqué par courriel le chargé de communication, Sébastien Gauthier.

Examen, traitement, remplacement
La somme consacrée se décline en vertu de trois étapes: examen, traitement, remplacement.

«Si les frênes sont infestés, il faut les couper, affirme M. Rouleau. On les coupe et on les remplace par d’autres variétés d’arbres, bien entendu».

Nouveau cette année, la Cité de Dorval a aussi décidé de faire un inventaire de tous ses arbres. L’exercice a démarré il y a à peine quelques jours.

«C’est un one shot deal, lance le maire Rouleau. On le fait une seule fois, on le fait rapidement et on comptabilisera les données sur un logiciel pour assurer une mise à jour de tous les arbres».

Le territoire de Dorval compte entre 8000 et 10 000 arbres de diverses espèces. La Cité en possède 1200 sur son emprise. Parmi tous ceux-là, on évalue qu’il pourrait y avoir entre 4000 et 5000 frênes sur les terrains privés.

Le message est compris
Le maire de Dorval estime que depuis 2014, toutes les villes vont dans la bonne direction en matière de combat de l’agrile. «On a entendu des spécialistes et on a compris», avoue M. Rouleau.

La somme de 500 000$ inclut le programme d’aide financière pour les citoyens qui prennent en charge le traitement, l’élagage ou l’abattage de leurs frênes sur leur propriété.

Ce programme se veut aussi une mesure d’encouragement à la vaccination préventive des frênes dont le diamètre est de 30 cm et plus.

Les citoyens admissibles recevront une remise de 50% des coûts encourus pour l’inspection et la vaccination de leurs frênes, jusqu’à concurrence de 1500$ par adresse.

Selon la Cité de Dorval, le vaccin TreeAzin est le meilleur moyen de combattre l’agrile du frêne et il doit être administré avant la fin du mois d’août.

En 2015, sept villes autonomes de l’île de Montréal consacreront plus de 1,7M$ contre l’agrile. Parmi celles-là, Pointe-Claire rejoint Dorval avec 500 000$, tandis que Beaconsfield y met 445 000$.

Mesures préventives depuis 2012
Sur son site Internet, la Cité de Dorval écrit que l’agrile du frêne a été détecté dans certains pièges installés sur les terrains publics de la Cité de Dorval en août 2014.

En 2014, un seul frêne a été infesté à Dorval.

On apprend aussi que Dorval a commencé le traitement des frênes du domaine public en mai 2014 et applique diverses mesures préventives depuis 2012.

L’agrile est un petit insecte d’un vert métallique dont la larve attaque uniquement les frênes et qui, depuis 2002, en a tué des millions au Canada et aux États-Unis.

Les frênes sont de grands arbres pouvant atteindre 15 à 20 mètres de hauteur dont les feuilles aux bordures lisses ou légèrement dentelées sont généralement vertes en été et jaunes en automne. Certaines essences produisent des fruits sous formes allongées.

En collaboration avec Anthony Abbondanza

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