Le constructeur aérospatial Bombardier s’est vu décerner le prix Teddy, mercredi, attribué par la Fédération canadienne des contribuables (FCC), pour «l’ensemble de son oeuvre de gaspillage», pour avoir obtenu plus de 3,8 milliards $ d’argent des fonds publics depuis 1966.

« On doit se poser la question si l’entreprise pourrait se lancer en affaires aujourd’hui, en 2016. Selon nous, les élus devraient donner l’opportunité à Bombardier de se restructurer de façon à être viable sans leur support », explique Carl Vallée, directeur Québec de la FCC.

L’organisme est d’autant plus outré que le constructeur a encore une fois fait appel aux gouvernements pour obtenir de l’aide financière après avoir annoncé, le 17 février, la mise à pied de 7000 employés à travers le monde, dont 2200 dans la région de Montréal.

« La cérémonie symbolique, à laquelle aucun des récipiendaires n’assiste, évidemment, a pour but d’attirer l’attention sur les aberrations qui se produisent au quotidien et Bombardier est l’emblème du gaspillage de fonds publics. Jusqu’en 2007, elle a reçu à 11 reprises un support financier de 1,1 milliard$ », continue-t-il.

Bombardier s’est vue décerner ce prix aux côtés d’autres entreprises et programmes d’envergure, dont la délégation du Canada à la COP de Paris 2015, le ministère du Tourisme et de la Culture de l’Île du Prince Édouard pour son guide touristique dit «excitant», et la ville de Calgary pour sa station des eaux usées artistique, aussi connue sous le nom de poop palace.

Une voix pour les contribuables
Via cette démarche, l’organisme conteste les abus financiers au nom des contribuables, qui eux n’auraient pas nécessairement le temps d’aller aux barricades à chaque fois que cela se produit.

« On croit que les actions que nous avons prises au fil des ans ont eu un effet positif. Par exemple, nous avons été parmi les premiers à prôner un budget équilibré et nous voyons de plus en plus de gouvernements tenter d’atteindre cette cible », poursuit M. Vallée.

La cérémonie des Teddy awards, qui a vu le jour en 1990, est inspirée de l’histoire de Ted Weatherill, haut fonctionnaire fédéral congédié en 1999 pour dépenses excessives, entre autres un dîner en tête-à-tête de 700 $.

« Ce que nous visons, c’est de mettre un terme au cercle vicieux des contraintes fiscales et de la lourde taxation dont le gouvernement a besoin pour soutenir ces programmes de subventions qui ne devraient pas exister dans une économie de libre marché », conclut le directeur Québec de la FCC.

Les prix Teddy, en forme de cochon, sont remis depuis 18 ans

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