De retour de New York où la victoire leur avait échappé de justesse en raison de nombreux revirements, les joueuses du Blitz de Montréal se sont reprises, samedi, en dominant du début à la fin leur premier affrontement à domicile en l’emportant 52 à 0 sur le Mayhem du Maine.

Le Blitz a inscrit très tôt dans le match le premier touché des huit qui ont mené l’équipe vers une victoire écrasante. Les deux porteuses de ballon, Annabelle Chevalier et Cassandre Royet (voir article en page 10), ainsi que la receveuse éloignée Geneviève St-Jean, ont chacune marqué deux fois.

Le quart-arrière Maude Lacasse a effectué une course qui lui a aussi permis de traverser la ligne de touche et Laurence Thivierge, de la ligne défensive, est venue compléter pour l’équipe montréalaise.

Aucune réplique n’est venue de la part du Mayhem, qui en est à sa première saison dans la Ligue indépendante de football féminin (IWFL). L’inexpérience et plusieurs erreurs coûteuses, dont un échappé à la leur ligne de dix verges, expliquent le score final.

La joute du 16 avril était la deuxième de la saison du Blitz, qui en jouera au total huit d’ici le mois d’août. Les joueuses s’étaient inclinées 21 à 26 lors de leur premier duel contre les Sharks de New York, championnes de la conférence 2015.

La prochaine rencontre qui opposera le Blitz aux Knockout de New York aura lieu le 23 avril, à 19h30, à l’école secondaire Dalbé-Viau, de Lachine.

Cassandre Royet3Cassandre Royet: Dépasser ses limites physiques

Lorsque qu’une blessure a mis fin abruptement à tout espoir de poursuivre une carrière en soccer, Cassandre Royet a dû trouver une alternative pour se surpasser en tant qu’athlète. C’est un coup de chance qui l’a menée vers l’équipe féminine de football professionnel du Blitz de Montréal.

À 18 ans, elle avait en main une bourse pour aller jouer aux États-Unis. Elle a dû abandonner le projet en raison d’un ligament déchiré à la cheville. Après des mois de réhabilitation et de convalescence, il lui a fallu cinq ans avant de se remettre du traumatisme psychologique et se remettre à s’entraîner.

« J’étais déprimée et je pensais qu’il était trop tard pour redevenir l’athlète d’élite que j’étais, que le sport de haut niveau, c’était fini pour moi », explique la jeune femme aujourd’hui âgée de 25 ans.

Ayant écarté le soccer, elle a voulu se tourner vers un autre sport. « J’ai vu une annonce qui disait que l’équipe de football faisait des essais la semaine suivante », raconte la porteuse de ballon.

La transition n’a pas été aussi facile que Cassandre l’aurait souhaitée. Plusieurs ajustements ont été nécessaires pour retrouver sa confiance.

« Depuis l’an passé, j’ai pris 30 livres de muscles. À ma première saison, je trouvais ça difficile d’affronter des filles comme les Shark de New York. Lorsque qu’on a joué contre elles le 9 avril, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise », confie-t-elle.

Parcours inusité
Le numéro 3 du Blitz, la seule équipe féminine professionnelle au Québec, a connu un parcours hors du commun. Après avoir étudié en coiffure et avoir participé à des défilés de mode, elle a abouti dans le domaine de l’éducation, où elle fait la promotion de l’activité physique.

La porteuse de ballon déplore que le football n’obtienne pas le même soutien que le soccer de la part des fédérations sportives.

« Lorsque tu fouilles, tu peux avoir des bourses pour pratiquer à peu près n’importe quel sport, même pour le tennis de table! Pour le football féminin, rien. »

Grande voyageuse, Cassandre est aussi guide touristique l’été sur la côte ouest des États-Unis. Elle est présentement en processus pour joindre les Forces armées canadiennes. Cassandre Royet a retrouvé dans le football les mêmes caractéristiques qui lui plaisaient dans le soccer, soit l’importance de l’esprit d’équipe et le lien de confiance que l’on doit développer avec ses coéquipières.

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