Gratuité Maxime Trudeau s'est découvert une nouvelle passion pour l'agriculture.

Étudiant en psychosociologie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), le LaSallois Maxime Trudeau s’est découvert une nouvelle passion pour l’agriculture en effectuant un stage auprès d’un des six travailleurs de rang du Québec, dans la région de la Matapédia.

La mission du travailleur de rang est d’écouter et accompagner les agriculteurs à mieux définir leurs besoins afin qu’ils puissent trouver leurs propres solutions. Son rôle comprend plusieurs facettes, comme de rencontrer les producteurs dans leur milieu, évaluer leurs besoins et élaborer des solutions avec eux.

«Il réfère les clients vers les centres d’aide adéquats, est une bonne oreille pour ses clients qu’il gère avec confidentialité et respect. Il est présent aux événements agricoles de son coin», explique Maxime Trudeau.

Le travailleur de rang favorise la communication entre les intervenants du monde agricole, la communauté et les organismes et institutions du milieu.

Il fait connaître les bons coups du monde agricole auprès de la population, afin de démystifier le rôle que joue l’agriculture dans la réalité de notre quotidien.

«J’ai beaucoup appris durant mes 45 heures de stage et je me destine peut-être à devenir travailleur de rang. Agriculteur, c’est le plus beau métier du monde. C’est plusieurs métiers en un: entrepreneur, vétérinaire, mécanicien et autres», explique Mathieu Trudeau.

Par contre, le jeune homme a constaté qu’il y a beaucoup de stress chez les agriculteurs qui travaillent souvent sept jours par semaine, 365 jours par année et peuvent difficilement prendre des vacances.

Sur le terrain
L’étudiant de LaSalle a accompagné Jackie Castonguay, une des six travailleuses et travailleurs de rang au Québec, qui sillonne les chemins de la Matapédia pour venir en aide aux quelque 200 entreprises agricoles de cette région, dans le cadre d’un projet-pilote.

«Je vais à la rencontre des gens, chez eux, donc je suis capable d’évaluer leurs besoins. Je suis une personne neutre, pour eux, un œil extérieur et en ce sens, la communication peut être facilitée», explique Mme Castonguay, fière de son jeune protégé.

«Ces travailleurs de rue font un travail colossal. Avant, je ne connaissais rien à l’agriculture. Mes parents étaient séparés et j’ai vécu à LaSalle et Saint-Constant», explique l’étudiant universitaire, qui a grandi à LaSalle avec son père et est gradué du cégep André-Laurendeau.

Maxime Trudeau précise que son but est de faire connaître la réalité des agriculteurs, faire prendre conscience d’où provient ce qui se trouve dans notre assiette. «Mais surtout tout le travail derrière. Il y a plein de mythes et de fausses pensées derrière ce métier», ajoute l’étudiant de troisième année au baccalauréat en psychosociologie de l’Université du Québec à Rimouski.

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