TC Media - Archives Les barrières physiques rendent difficiles la desserte de LaSalle en matière de transport en commun.

Le train électrique proposé par la Caisse de dépôt ne viendra jamais à LaSalle et «déposer des mémoires, si on sait que c’est sans issue, c’est peine perdue», soutient la mairesse de l’arrondissement, Manon Barbe.

«Même si on se couchait sur les rails, personne ne va changer son scénario pour amener ce train à LaSalle, a soutenu la mairesse lors de la séance publique du 4 octobre. Il faut choisir nos batailles avec le gouvernement et on travaille des dossiers qu’on peut faire avancer concrètement.»

Elle répondait à une question de la citoyenne Sonja Susjnar. Cette dernière soulignait que le maire de Lachine, Claude Dauphin, a déposé un mémoire au Bureau des audiences publiques de l’environnement (BAPE) pour demander un lien ferroviaire entre son arrondissement et le futur système léger sur rail.

«Que fait LaSalle alors que nous avons terriblement besoin de transport en commun ? a demandé Mme Susjnar. La gare de LaSalle a neuf départs par jour vers le centre-ville. Ça ne se compare pas avec le train léger et le métro qui ont des centaines.»

LaSalle dit préférer dépenser ses énergies à des dossiers qu’il peut faire progresser. «On a posé nos questions et fait nos revendications au ministère concerné, soutient Mme Barbe. On se manifeste à toutes les tribunes nécessaires pour avoir un prolongement du métro, qu’il soit hors terre ou sous terre.»

La mairesse ajoute que «pas mal tout le monde à Montréal sait que notre situation géographique nous défavorise considérablement en transport en commun car on a des barrières physiques [Canal de Lachine, Canal de l’Aqueduc]» dit-elle.

Lien vert et inquiétudes
La mairesse de LaSalle dit travailler des scénarios afin de prolonger le transport collectif à partir du métro Angrignon en direction ouest, pour rejoindre la gare en provenance de Delson.

«On a le lien vert et on travaille avec Hydro-Québec et le Canadien Pacifique. C’est du concret», dit-elle.

Dans le cas du lien vert, Sonja Susjnar n’est pas d’accord avec la démarche. «Si vous faites ça, vous allez couper les gens au sud de Wanklyn qui ne pourront plus voter sur aucun projet futur», souligne-t-elle.

En février, un projet immobilier a été rejeté pour une seconde fois dans ce secteur, puisque l’Office de consultation publique de Montréal déconseillait la construction des 786 unités proposées par le promoteur du Fonds immobilier FTQ et ses partenaires, à la suite d’audiences publiques.

Le projet prévoyait 119 logements communautaires, 230 unités liées au programme d’accès à la propriété et 437 unités locatives.

Mme Susjnar craint le retour d’un autre éventuel projet et la mairesse lui a dit que les grands projets de ce genre sont faits en consultation avec Montréal. Elle dit qu’il ne faut pas crier au loup inutilement et pour le moment, il n’y a aucun projet sur la table dans ce dossier.

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