TC Media/Isabelle Bergeron À la veille du deuxième anniversaire d'AquaSirène, un groupe de représentants du monde des médias a emprunté, l'instant d'une heure, le costume de sirène.

Pour plusieurs, une sirène est une créature marine, qui possède une queue de poisson à la place des jambes, souvent assise sur les rochers à brosser ses longs cheveux. Chez AquaSirène, le conte de fées devient réalité. Témoignage d’une journaliste qui s’est glissée dans la peau de cette créature mythique le temps d’un instant.

À la piscine du Centre Sportif de la Petite Bourgogne, située dans l’arrondissement du Sud-Ouest, les queues de sirène étendues sur le sol attirent inévitablement l’attention des participants. Vert, rose, bleu, uni ou à paillette, chaque modèle réussirait à faire rêver Ariel, la Petite Sirène de Disney.

Les apprenties sirènes sont invitées à enfiler l’accessoire indispensable, formé d’une monopalme recouverte d’un tissu de polyester extensible qui remonte jusqu’à la taille. Avis aux curieux, les hommes s’adonnant à la discipline se nomment des tritons. Sous le regard amusé des usagers du Centre sportif, les sirènes, et tritons, en herbes se familiarisent avec leur costume.

Dès lors, les choses se compliquent.

Dans la réalité, être une sirène est loin d’être aussi facile qu’on le pense. S’apparentant à la nage papillon, l’AquaSirène se veut une discipline très exigeante physiquement.

Ayant le bas du corps confiné dans le costume, les participants doivent effectuer des mouvements de hanches afin de se propulser dans l’eau, sollicitant du même coup les muscles abdominaux. La position des bras permet quant à elle d’exécuter différentes figures.

N’imaginez surtout pas marcher dans ce costume. Les participants sont plutôt appelés à rouler sur eux-mêmes en bordure de piscine.

Entre deux gorgées d’eau avalées, de nombreux rires se font entendre dans le bassin du Centre sportif. Si pour certains, les mouvements sont moins gracieux que ceux d’une sirène, tous, sans exception, retrouvent leur cœur d’enfant.

Après une heure à se contorsionner dans l’eau, même sortir de la piscine est un sport. C’est en enlevant son costume que l’on réalise que les efforts qui viennent d’être faits n’ont rien d’un conte de fées.

AquaSirène, plus populaire que jamais
En février 2015, Marielle Chartier Henault, de Verdun, a retenu l’attention de nombreux curieux en fondant sa propre école de sirènes à LaSalle, soit la première au Canada. Depuis, les adeptes de l’AquaSirène, âgés de 7 à 70 ans, se sont multipliés en Amérique du Nord.

Le cours de sirènes est maintenant offert dans sept villes, dont Montréal, Toronto et Chicago. Un nouveau bassin s’ajoutera à la liste, en mai, à Québec. «Les gens peuvent acheter une licence pour ouvrir leur propre école dans leur ville. Ça grandit beaucoup», soutient la jeune femme de 26 ans.

D’ici la prochaine année, elle souhaite en ajouter une dizaine. «À long terme, j’aimerais qu’on en retrouve une dans le top 50 des plus grandes villes au Canada et aux États-Unis», indique la sirène professionnelle.

Marielle Chartier Henault a plusieurs projets en tête. L’entrepreneure, qui s’est lancée dans la vente de queues de sirène, souhaite organiser un camp dans les Caraïbes, ainsi que des compétitions. «Il pourrait y avoir des épreuves de rapidité ou encore des enchaînements de mouvements, comme des chorégraphies», avance-t-elle.

AquaSirène emploie actuellement une quarantaine de personnes dans ses différentes écoles.

Il en coûte 75$ par mois plus taxes, pour un minimum de quatre mois, pour s’inscrire à AquaSirène. Des cours d’introduction sont aussi offerts à 60$.

 

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