TC Media / Isabelle Bergeron Le soir de la formation, chaque participant est reparti, chez lui, avec un pot Masson rempli de millet et ensemencé de champignons à en devenir. Reste à voir, si chacun aura la chance d’en manger. Un prochain atelier est prévu pour le 8 juillet.

Profitant du gain de la popularité de la consommation locale et du «fabriqué soi-même», deux techniciens du Cégep André-Laurendeau ont eu l’idée d’offrir une formation sur la culture des champignons comestibles à la maison.

Technicienne en biologie, Jennifer Bélanger, a constaté que faire pousser des champignons à son domicile est plus complexe qu’elle ne le croyait. «Je suis habituée de travailler dans un laboratoire stérilisé, je ne m’imaginais pas la tâche que ça pouvait représenter de faire tout ça dans une maison». Elle a donc voulu aider ceux, qui, comme elle, désiraient se lancer dans cette culture plutôt originale.

Depuis leur rencontre, Mme Bélanger et son conjoint, Riccardo Pavoni, originaire de LaSalle et ancien étudiant de l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, ont travaillé à parfaire leur technique, mais certaines d’informations sont difficilement accessibles ou destinées aux connaisseurs et donc plus arides pour les débutants.

Même les deux scientifiques, avec toutes leurs connaisses, ont connu quelques ratés. C’est pour cette raison que les deux Fermiers créatifs, spécialisés dans les cultures urbaines, ont voulu partager leur savoir-faire.

Essais erreurs
La formation, d’une valeur de 35 $, est basée sur les connaissances de la mycologie – science qui étudie les champignons–, et aide les participants à comprendre ce dont ces organismes vivants ont besoin pour proliférer.

Mettre la main à la pâte permet aussi de faciliter la compréhension pour des étapes essentielles.
De plus, la technicienne en biologie partage ses essaies, erreurs et expérimentations pour permettre à ceux qui suivent l’atelier à mieux réussir leur récolte.

Les gens venus assister à la formation avaient pratiquement tous tenté l’expérience à la maison. Ayant connu des résultats désastreux ou décevants, la formation de jeudi soir leur a permis de parfaire leurs connaissances.

Un résident de Verdun, Olivier Charbonneau, possède 200 bûches ensemencées et réparties à plusieurs endroits. Après deux ans, il attend toujours que se pointe son premier champignon. «Je vais essayer la culture en sac, ça semble plus facile, mais je ne perds pas espoir», confie le Verdunois, qui était content de repartir avec quelques pistes de solutions.

Après une première cueillette très généreuse due «la chance du débutant», Nathalie Roberge a voulu comprendre pourquoi ses productions suivantes ont été décevantes. Les diverses explications sur le mélange des sols de Riccardo l’ont éclairé sur les raisons de ses minces récoltes.

Pourquoi se donner tant de mal alors que l’épicerie regorge de denrées qui ne demandent que d’être consommer? Tous les participants et les deux techniciens sont catégoriques, «on veut savoir ce qu’on mange et ça goûte bien meilleur quand on a travaillé fort pour l’obtenir».

Riccardo Pavoni ne fait pas exception. À la seule mention de sa première récolte de pleurotes roses, ses yeux se remplissent de joie. «Des champignons frais, revenus dans une poêle avec un peu de beurre et comble du bonheur vous les avez cueillis vous-même. C’est un pur délice!»

Le soir de la formation, chaque participant est reparti, chez lui, avec un pot Masson rempli de millet et ensemencé de champignons en devenir. Reste à voir, si chacun aura la chance d’en manger. Un prochain atelier est prévu pour le 8 juillet.

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