TC Media / Isabelle Bergeron François Langlois a atteint les sept plus hauts sommets du monde, dont l'Aconcagua, le mont McKinley et le Kilimanjaro en 10 ans.

Le troisième Québécois à escalader le mont Everest a amassé plus de 6 M$ à travers ses différentes aventures pour plusieurs organismes. Le LaSallois François Langlois est le seul de la province à recevoir un réfrigérateur à l’effigie de la brasserie Molson Canadian, en plus de la caisse spéciale édition limitée que la compagnie offre pour souligner le travail de Canadiens d’exception. Entrevue avec un homme qui a su réinventer la campagne de financement.

Q:Qu’est-ce qui motive votre désir de redonner aux autres?
R:Je suis né prématurément et ne pesais que deux kilogrammes. Mon père, qui était médecin, pensait que je ne survivrais pas et m’a baptisé sur place. Il disait que je ressemblais à un rat. Comme mes poumons étaient sous-développés, je respirais avec difficulté. Il m’a littéralement sauvé la vie.

Étant le plus faible et le plus petit de mes quatre frères, j’ai toujours voulu prouver que j’étais capable d’accomplir les mêmes choses que les autres. L’épreuve de ma naissance m’a aidé à prendre conscience que les humains n’ont pas tous la même chance. Ça m’a donné envie de redonner un peu de cette chance au suivant.

Qu’est-ce qui fait qu’un jour, on décide d’escalader l’Everest?
Le plus drôle dans cette histoire, c’est que j’ai reçu un courriel par erreur d’une connaissance qui cherchait des gens pour l’accompagner dans son ascension. Durant cette période, ma vie était plutôt inintéressante. J’ai donc pensé que ce serait un beau défi. Comme je n’avais pas les qualifications requises pour une telle aventure, ils m’ont refusé à maintes reprises. Grâce à mon acharnement, toujours pour montrer que j’en étais capable, ils ont fini par me dire oui. Je suis donc parti avec quatre Américains et trois Canadiens.

À cette époque, vous ne récoltiez pas d’argent pour la redistribuer?
L’idée m’est venue après. Je voulais continuer à grimper les plus hauts sommets, mais je désirais aussi offrir de mon temps pour une bonne cause. Le plus simple était d’amalgamer les deux. Organiser des expéditions pour des gens ordinaires, tout en ajoutant la motivation de récolter de l’argent pour des personnes dans le besoin. Quand tu songes à abandonner et que soudainement tu penses aux enfants malades pour lesquels tu amasses des fonds, je te jure que généralement tu trouves la force nécessaire pour te relever.

Qu’est-ce que vous diriez à quelqu’un qui n’ose pas vivre une aventure ou aller au bout de son rêve?
Si ton rêve est propre et noble, il ne te reste qu’à faire le premier pas. C’est souvent le premier qui donne le vertige, après on ne se rend pas compte de la force que ça demande. Avoir un but c’est bien, mais le plus important, ce sont les souvenirs pendant le chemin parcouru.

Il reste quelque chose à cocher sur votre «bucket list»?
Pour l’instant, je profite de la vie de famille. Je sens que ma présence est importante pour mes enfants. Sinon, l’an dernier je m’entraînais pour un Ironman, mais des blessures m’ont obligé à remettre ce projet à plus tard. On verra.

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