Le grand-duc d’Amérique Rudy et le faucon pèlerin Élios ont capté l’attention de nombreux citoyens au parc des Rapides, dimanche. Une dizaine de personnes ont pu prendre, à l’aide de gants spéciaux et de la supervision d’un moniteur, les majestueux volatiles. Les autres spectateurs rassemblés autour d’eux ont quant à eux pu les prendre en photo et poser des questions à leur sujet.

Amoureuse de la nature et directrice de l’Association des Amis du parc des Rapides, Danielle Champagne rêvait de tenir sur son bras un faucon pèlerin. «Je suis très émue. Pour moi, il symbolise la vie sauvage. Dans la nature, il ne s’approche jamais de l’homme», souligne celle qui a pu l’apercevoir à deux reprises dans son habitat naturel.

Organisée par l’association qu’elle dirige, cette conférence a consolé Mme Champagne de la fermeture du Parc des Rapides, où elle marche normalement tous les jours au parc des Rapides. L’accès au parc qu’elle surnomme «sa cour arrière» étant interdit depuis les inondations du printemps, elle a dû se contenter d’observer les oiseaux à partir des berges.

De nombreux LaSallois ont eux aussi profité de la présence des moniteurs de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) pour admirer les rapaces et apprendre à les connaître.

Enseigner pour financer
La biologiste Gabrielle Paré de l’UQROP plaçait les volatiles sur les mains gantées de ceux qui désiraient les prendre, non sans avoir fait mention de quelques règles d’usage au préalable. Lors de ces journées d’informations, la scientifique adore transmettre ses connaissances.

«Les enfants ont des étoiles dans les yeux. Certains adultes aussi, comme Danielle Champagne, qui a vécu son rêve», raconte Mme Paré, se remémorant l’émotion de la directrice.

L’événement est un succès, selon le président de l’Association des Amis du parc des Rapides, Jean Bélanger. Il croit même que l’événement a beaucoup de chance de revenir l’an prochain, bien qu’il doive consulter ses membres avant de le confirmer. La visite de ces oiseaux de proie a permis de sensibiliser un bon nombre de résidents au respect de leur environnement, en plus de faire connaître l’association et l’UQROP.

Cette dernière ne reçoit pas de financement récurrent du gouvernement. Par différentes activités et animations, elle doit trouver l’argent nécessaire pour payer les soins, la réhabilitation et la remise dans la nature des oiseaux de proie blessés qu’elle reçoit.

Visionner la vidéo filmé au parc des Rapides l’an dernier par Jean-Marc Lacoste, directeur d’Héritage Laurentien..

Pour plus d’info : www.uqrop.qc.ca

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