TC Media / Isabelle Bergeron «Lui» est le dernier roman d’un triptyque de l’auteur laSallois, Patrick Isabelle.

L’auteur Patrick Isabelle publiera le 30 août le roman Lui, dernier titre d’un triptyque amorcé en 2014. Le résident de LaSalle est reconnu pour ses romans jeunesse qui plaisent également aux parents. Il déstabilise ses lecteurs par son écriture crue et sans détour à travers un drame qui bouleversera la vie d’un adolescent et de son entourage.

Ce troisième roman, écrit à la troisième personne, est tout le contraire des deux précédents qui était écrit au «je». M. Isabelle voulait que le lecteur puisse connaître les moindres pensées du personnage principal, qui, victime d’intimidation, a voulu se venger de ses bourreaux. Lui aborde donc les répercussions de cette violence sur sa famille, ses victimes et ses anciens tortionnaires.

Après son séjour au centre de détention, la rumeur de la libération prochaine de ce jeune devenu criminel affecte autant les adolescents de la polyvalente que ceux qui y travaillent. Le narrateur permettra de comprendre l’état d’esprit de chacun, entre culpabilité pour les uns et détachement pour les autres.

Cheminement
«Je voulais écrire un livre sur ce qui se passe dans la tête d’un tireur de masse, ce n’est qu’après que j’ai réalisé que j’y traitais d’intimidation», raconte l’auteur. Il a d’abord écrit Eux qui relate l’intimidation vécue par un adolescent entre les murs de sa polyvalente, mais qui s’étend ensuite dans toutes les sphères de sa vie, le poussant à vouloir se venger.

M. Isabelle avait choisi d’écrire ce roman paru en 2014 à la première personne, en ne nommant jamais ses personnages par leur nom. «Je ne voulais pas être moralisateur, précise l’auteur laSallois, je voulais montrer que la ligne est mince entre le rôle d’intimidateur et de victime». Sans prénom, les rôles deviennent interchangeables.

Le deuxième titre, Nous, se déroule entre les murs du centre de détention pour adolescents. M. Isabelle a d’ailleurs dû réécrire une bonne partie de son livre après avoir rencontré des jeunes résidant dans des établissements semblables. «Après cela, j’ai dû attendre une heure avant d’être capable de conduire, se souvient l’auteur. J’ai, cependant, mieux compris leur état d’esprit. Malgré cette violence, ça ne les empêche pas d’être aussi des humains».

Jeunesse
Avec ce triptyque, M. Isabelle voulait écrire des romans pour les jeunes, mais sans les prendre pour des «niaiseux ou des enfants». Il a tenté d’écrire ce que lui aurait aimé à leur âge. La réponse a été immédiate et positive.

Malgré la violence de l’écriture, l’écrivain était appelé par les directions d’école pour rencontrer les étudiants et parler d’intimidation avec eux. «Pour un projet scolaire, un élève a même fait la bande-annonce vidéo de mon roman, mais avec trois gars qu’ils intimidaient. Ils ont pris conscience de ce qu’ils lui faisaient subir», conclut-il, heureux de l’effet positif de son œuvre.

Du même auteur

  • Nous (2016)
  • Camille (2015)
  • Eux (2014)
  • La dance des obèses (2014)
  • Bouée de sauvetage (2010)

Le 12 août, j’achète un livre québécois

Il y a quatre ans, les auteurs Patrice Cazeault et Amélie Aubé ont lancé la journée <@Ai>Le 12 août, j’achète un livre québécois<@$p>. Le succès de l’événement a été instantané. Les clients se bousculaient pour vider les rayons de littérature québécoise dans les librairies. Lors de cette journée, les instigateurs invitent la population à se prendre en photo avec leurs achats et de profiter de l’occasion pour demander des conseils à leur libraire.

 

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