La petite Sarah Xhaholli est née sans main droite à l’hôpital de LaSalle. Âgée de cinq ans, elle prend pour la première fois le chemin de l’école. Afin d’avoir tous les outils pour cette nouvelle étape de sa vie, elle a assisté pendant l’été à un séminaire de l’association des Amputés de guerre, fondée en 1918.

Avant sa naissance, les médecins n’avaient pas détecté la malformation du bébé. «Ç’a été un véritable choc à l’accouchement, confie la mère, Priscilla Tardy. Ensuite, mon conjoint m’a regardé et m’a dit qu’elle était parfaite!»

Aujourd’hui, elle se réjouit que les Amputés de guerre puissent soutenir sa fille. Les plus vieux donnent des trucs aux plus jeunes qui ont des handicaps semblables. «Sarah a vraiment pris conscience qu’elle n’était pas seule dans sa situation», explique-t-elle.

Ces échanges lui ont aussi permis de faciliter ses tâches du quotidien et de se familiariser avec ses prothèses.

«Sarah est fonceuse et se débrouille toujours bien, mais j’espère qu’elle obtiendra de l’aide à l’école si jamais elle en a besoin», avoue Mme Tardy, un peu inquiète pour la rentrée.

Toutefois, la personnalité de sa fille débordante d’énergie lui fait croire que la transition se fera naturellement.

Regards
Sarah est déjà habituée aux regards des autres, dans les parcs et autres endroits publics. Elle sait très bien y faire face. «Je leur dis que c’est arrivé dans le ventre de maman, que j’étais un peu coincée», explique Sarah, le plus naturellement du monde.

L’association, financée uniquement par l’argent des retours des porte-clés et les dons privés, recommande d’ailleurs de répondre aux questions des gens plutôt que de rester évasif. Selon leurs observations, cela aiderait à réduire l’intimidation.

«On conseille aussi d’avoir des amis proches qui peuvent répondre à leur place, si jamais l’enfant est moins réceptif. Parfois, répéter toujours la même chose devient lassant», fait valoir Cynthia Hamel-Gamache, agente aux communications des Amputés de guerre, elle aussi née avec une malformation au pied gauche et à la jambe droite.

«Souvent, les parents sont plus stressés que leurs enfants», ajoute-t-elle. Le but de l’association est d’aider les personnes amputées autant que leur famille. «Nous offrons de l’aide afin de traverser certains processus, tels que l’obtention du permis de conduire.»

Des conseillers juniors offrent une présentation Jouer prudemment dans les classes afin de sensibiliser et informer les camarades des nouveaux élèves, qui sont souvent les seuls de toute leur école à vivre avec un handicap.

Pendant l’été, Sarah a appris à nager seule dans une piscine, une grande fierté pour la fillette de cinq ans. De plus, elle manipule de mieux en mieux sa nouvelle prothèse, qu’elle a depuis décembre. Cette petite guerrière est enthousiaste à l’idée de se faire de nouveaux amis à l’école du Petit-Collège sur la rue Jean-Milot, à LaSalle.

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