On retrouve souvent dans la rubrique de l’agenda communautaire du Messager LaSalle des organismes à la recherche de bénévoles, parce qu’ils sont essentiels autant au bon fonctionnement qu’au bien-être des gens qu’ils desservent. Pour connaître un peu mieux qui il sont, nous sommes allées rencontrer ceux qui donnent de leur temps au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS).

En entrant à l’hôpital de LaSalle les mercredis matin, vous risquez de croiser Bernard Dugas. Tout en vous saluant, il vous rappelle de vous laver les mains en plus d’être en mesure de vous diriger vers l’endroit que vous cherchez. Il accompagne aussi certains résidents à des rendez-vous médicaux. «Je suis aussi devenu maître chanteur depuis que je me suis joint à la chorale», ajoute-t-il en riant.

Bénévole depuis à peine un an, M. Dugas s’est fait «recruter» alors qu’il venait acheter des pantoufles de laine fabriquées pas l’équipe de tricoteuses, le seul endroit où il a pu en dénicher. «Ginette Grandchamp, une bénévole depuis 10 ans, est une recruteuse efficace et convaincante», dit-il, précisant qu’il a immédiatement rempli le formulaire qui sert notamment à vérifier ses antécédents.

Depuis, il s’est aussi mis au tricot. Il vient d’ailleurs de terminer sa 24e paires de pantoufles et il a même commencé à faire des tuques à cinq broches. M. Dugas participe aussi à diverses activités comme le bazar d’automne où des objets de seconde main sont vendus.

Cet ancien professeur de biologie au secondaire avait envie de donner son temps, mais auprès d’une nouvelle clientèle.

Une fois par semaine, Mme Grandchamp aide le personnel soignant à donner les repas aux patients en soins de longue durée, un département d’une capacité de 120 personnes sur deux étages.

«J’y crois et j’aime ça. Je suis là pour faire du bien. Je prends mon temps pour nourrir les patients et les écouter», raconte la bénévole de longue date. Elle avoue que c’est un peu le prolongement de sa carrière professionnelle puisqu’elle a travaillé comme psychoéducatrice avant de prendre sa retraite, après 38 ans de services.

Bien que Mme Grandchamp trouve difficile de voir les gens souffrir et parfois même mourir, c’est cette relation qui l’aide à continuer à aider les autres. Elle participe aussi aux différentes collectes de fonds et aux activités de musicothérapie.

À l’hôpital de LaSalle, les bénévoles ont l’entière responsabilité de la boutique cadeaux dont tous les profits servent à financer les activités ou à offrir des présents aux patients. Ils s’occupent aussi des coins des livres ainsi que du soutien durant les campagnes d’immunisation.

Musique
Pauline Tessier est responsable de l’animation et des loisirs, notamment auprès des patients de longue durée. «On veut les divertir, mais on profite aussi de ces moments pour discuter avec eux et s’assurer qu’ils vont bien», précise-t-elle.

Les anniversaires des résidents qui ont lieu durant le mois sont aussi célébrés avec du gâteau et de la musique par les bénévoles.

La musique occupe d’ailleurs une place de choix parmi les activités préférées des patients qui, pour plusieurs, sont atteints d’Alzheimer ou de démence. Malgré leur perte de mémoire, ils arrivent à se souvenir des paroles et de la mélodie des chansons qui ont marqué leur vie.

Lors du bazar organisé au Centre d’hébergement de LaSalle, de nombreux bénévoles étaient à pied d’œuvre afin de voir au bon fonctionnement de l’événement. Alors que Lucille Lussier classe, plie et étiquette les vêtements à vendre, Huguette Leclerc s’occupe de l’activité de bingo qui se déroule dans la cafétéria. Monique Deschamps, Lucille Damphousse et Hélène Roy aident les personnes âgées avec les cartes et les jetons du jeu bien connu de la clientèle.

Des perles rares
«On veut que les gens aient du plaisir à faire du bénévolat. On ne veut pas qu’ils se sentent oppressés. Par contre, pour nous aider dans l’organisation, c’est important de prendre cet engagement au sérieux», précise France Hébert, responsable des Services de bénévolat au CIUSSS.

Son but est bien sûr de recruter des gens disponibles, qui ont à cœur le bien-être des autres, mais aussi de prendre en compte qu’ils ont d’autres engagements tels qu’un travail, une famille, des loisirs. Mme Hébert assure qu’elle trouve toujours une façon d’accommoder les membres de son équipe, alors que les bénévoles qui l’entourent approuvent de la tête son affirmation.

Avec toutes les coupes qu’a subies le milieu hospitalier au fil des ans, le personnel soignant est souvent débordé. «Les infirmières n’ont pas beaucoup le temps de converser avec les patients avec leur surcharge de travail, confirme la présidente du syndicat, Johanne Riendeau. C’est dommage puisque la relation d’aide fait aussi partie de notre vocation, mais heureusement les bénévoles sont là pour prendre le temps d’écouter cette clientèle dont les visiteurs sont parfois rares».

Ils peuvent aussi alléger la tâche des autres employés de l’hôpital. Par exemple, avec l’implantation de la nouvelle machine numérique pour l’enregistrement des prises de sang pour remplacer l’agente administrative, les bénévoles sont précieux pour répondre aux questions des usagers. Leur présence est donc très appréciée dans toutes les sphères de l’hôpital.

Pour plus d’infos cliquez ICI ou téléphonez au 514 364-6700, poste 40250

 

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