Une clinique médicale vient d’ouvrir à côté de la cafétéria du cégep André-Laurendeau. En plus d’être utilisée par les étudiants en soins infirmiers pour participer à des simulations, le nouvel espace pourra recevoir en consultation les membres du personnel et les cégépiens de l’établissement chaque mercredi.

Apollon respire, cligne des yeux, a une pression artérielle et un cœur qui bat. Le mannequin offre ainsi la possibilité aux futurs infirmiers et infirmières de perfectionner leurs techniques dans un environnement semblable à la réalité, sous l’œil attentifs de leurs professeurs et de leurs collègues, dissimulés derrière des vitres.

«Ils seront confrontés à des situations d’urgence dans lesquelles, lors de leur stage en hôpital, ils doivent se contenter d’être de simples observateurs», explique l’enseignant Jean-Sébastien Richard.

Tous les symptômes du mannequin sont contrôlés par le technicien en travaux pratiques, Guy Boucher, dans une pièce adjacente au laboratoire.

«Avez-vous des enfants? Ils ont quel âge?» demandait le patient à l’étudiante qui tentait de prendre sa pression, sa température et de mettre de l’ordre dans les informations recueillies. En prêtant sa voix au mannequin, Jean-Sébastien Richard veut s’assurer que ses apprenties infirmières de première année restent concentrées sur leur travail, tout en interagissant avec le patient.

Ce premier pas dans la réalité du métier d’infirmière est toujours suivi par une période de «débriefing» pour faire le point et réfléchir sur leurs performances.

Cette année, près de 150 étudiants fouleront le plancher de cette clinique.

Sur rendez-vous
Avec ces nouvelles installations, le cégep a décidé de faire d’une pierre deux coups et d’offrir autant aux employés qu’aux autres étudiants l’accès à un médecin généraliste, sur rendez-vous. Une infirmière certifiée sera quant à elle disponible pour aider à l’abandon du tabagisme.

«On voulait rendre les services de santé plus accessibles, mais aussi offrir un cadre d’enseignement plus concret», explique Nadine Gilbert, enseignante en soins infirmiers communautaires et chargée du projet de la clinique.

Elle souhaite d’ailleurs élaborer d’autres projets propres au cégep, notamment en prévention. «L’an prochain, des passeports santé pourraient être distribués afin de dépister certains facteurs de risque», précise Mme Gilbert.

Dans quelques années, la clinique devrait aussi ouvrir ses portes à la population générale, ce qui aiderait à désengorger le système de santé de l’arrondissement.

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