L’enseignant en arts dramatiques à l’école Eaux-Vives de LaSalle, Daniel Haines, est à l’origine de la toute nouvelle ligue d’improvisation pour les élèves du primaire de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB). Les enfants de quatre écoles se sont prêtés au jeu, dans les règles de l’art, lors d’une première journée d’ateliers et de match.

Les élèves en 5e et 6e année de l’école des Découvreurs à LaSalle, l’hôte de la première rencontre, du Bout-de-l’Îsle à Sainte-Anne-de-Bellevue, des Berges-de-Lachine et de l’école primaire outremontaise Lajoie, débordaient d’enthousiasme le 25 janvier.

La journée a débuté avec des ateliers dirigés par les enseignants en art dramatique des écoles participantes. Les comédiens en herbe y ont appris la composition rapide d’un personnage, la structure d’une histoire et même comment être drôle.

L’après-midi a été consacrée à la pratique. Les jeunes se sont affrontés en équipe. «J’impose un thème et la durée de l’improvisation, puis ils ont 30 secondes pour être créatifs», lance Daniel Haines.

Durant ce caucus, il faut faire preuve d’imagination. Les élèves apprennent à s’y affirmer afin de convaincre les autres de leurs idées.

«À un moment, je leur ai demandé de jouer en chantant sur l’air de Vive le vent, Frère Jacques et Au clair de la lune», raconte l’enseignant en souriant. Ils ont tous accepté le défi avec rigueur.

Pour l’enseignante en arts dramatiques à l’école du Bout-de-l’Isle, Sonia Pigeon, cette ligue est une excellente initiative. «Cela permet de développer la confiance en soi», affirme-t-elle, précisant que ses élèves étaient tous très motivés à l’idée de participer.

Projet inclusif
«L’improvisation, c’est le théâtre mélangé au hockey sur glace», lance M. Haines. La ligue nationale d’improvisation a justement été fondée par Robert Gravel, en 1977, dans un désir de mélanger les arts au sport.

On y retrouve ainsi le vocabulaire et des règles du hockey comme la patinoire, les pénalités et la présence d’un arbitre. «Ça va de pair avec l’énergie des jeunes qui veulent que ça bouge», affirme-t-il.

Pour l’enseignant, ce projet est surtout une manière d’inclure chaque enfant afin qu’il trouve sa place. «Tout le monde ne veut pas nécessairement faire du sport, dit M. Haines. Il faut offrir d’autres options aux jeunes.»
La ligue a également une dimension linguistique. «Il y a beaucoup d’immigrants dans nos écoles pour qui c’est une excellente manière d’apprendre le français», ajoute-t-il.

Tournois
Trouvant que les arts étaient délaissés, Daniel Haines a proposé son idée au Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) du Lac-Saint-Louis qui avait déjà une ligue au secondaire et a accepté de coordonner le projet.

L’organisme à but non lucratif regroupe des établissements d’enseignement primaires et secondaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et de la Commission scolaire des Trois-Lacs.

Trois tournois sont prévus au cours de la session, tous ouverts au grand public. «Lors de la journée d’atelier, ce sont les professeurs qui déterminaient les équipes gagnantes, mais en temps normal, c’est le rôle du public», explique-t-il.

Des moments qui promettent beaucoup de rires et d’émotions pour les enseignants, les élèves et les parents de ces apprentis acteurs.

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