Picasa Née à l’hôpital LaSalle, Mme Charbonneau a vécu aux quatre coins de l’île, de Lachine à l’Île Pérot, pour revenir à LaSalle il y a une vingtaine d’années.

L’artiste peintre Carole Charbonneau, dit Cacha, travaille au restaurant Barbie’s de Dorval depuis plus de vingt ans. Elle y expose certaines de ses toiles et y organise même des événements de charité.

«Je fais partie des meubles», plaisante l’artiste qui a récemment lancé une collecte pour la Fondation de l’autisme de Montréal en invitant d’autres peintres à exposer des tableaux.

«Une partie des bénéfices est remise à l’artiste en carte cadeau du restaurant, l’autre à l’organisme. C’est possible grâce à mon gérant qui m’a donné carte blanche», dit-elle.

Ses toiles trouvent souvent preneur. Son style particulier est très coloré, tantôt naïf, tantôt surréaliste, révélant un effet de vitrail qui séduit l’œil.

La LaSalloise signe sous le nom Cacha pour éviter la confusion puisqu’une autre artiste a exactement le même nom qu’elle. «C’était pour me démarquer, mais surtout parce que je suis un peu cachottière, j’aime garder une part de mystère», révèle Mme Charbonneau.

Son art exprime lui aussi cette part de réserve et de timidité qu’elle garde de ses jeunes années. «Le loup solitaire, c’est un peu moi», dit-elle en parlant de l’un de ses tableaux représentant l’animal.

Cacha estime qu’être artiste, c’est aussi être libre de s’exprimer comme on le veut, d’aller à l’encontre des règles, de sortir de l’ordinaire. «Je ressens constamment le besoin d’écrire ou de dessiner quelque chose», dit la femme dont le carnet n’est jamais très loin.

Inspiration
Mme Charbonneau a suivi les pas de son père, ébéniste à ses heures, mais aussi peintre et musicien. «II construisait beaucoup de de meubles et avait même peint une murale dans notre salle de bain», raconte-t-elle.

Lorsque son père est décédé, elle avait tout juste 20 ans. C’est à ce moment même qu’à la manière d’un hommage inconscient, elle a commencé à s’investir plus sérieusement dans son art en participant à des concours et en suivant des formations artistiques.

«J’ai eu la chance de rencontrer le peintre belge Roland Palmaerts lors d’un atelier, raconte-t-elle. Lorsqu’il parlait, c’était enivrant, il m’a beaucoup marquée et inspirée.»

Elle a mis de côté la peinture en devenant maman, pour se replonger tout aussi vite dans sa passion. «J’ai réalisé des murales dans la maison et les ai modifiées à mesure que les enfants grandissaient. Ils y participaient avec émerveillement et ça, ça vaut plus que tout», dévoile-t-elle.

Celle qui aime particulièrement se promener au parc des Rapides a pour projet de peindre le train qui longe le boulevard LaSalle, ou encore le moulin Fleming.
Insolite

Parmi ses expériences mémorables, Cacha se souvient de sa première murale réalisée dans une ferme d’autruches à Valcourt, où elle a vécu pendant une semaine.

Elle a également eu une demande spéciale d’une dame dont le conjoint était décédé et qui voulait redonner de la vie à sa maison. Pendant un an, elle a peint toutes les chambres selon des thèmes différents, de paysages tropicaux en passant par des motifs du Seigneur des anneaux pour les enfants.

Expositions
Membre l’association des artistes de Beaconsfield, Cacha a notamment exposé à la Maison de Brossard et à l’École des Beaux-Arts de Lévis. Actuellement, elle présente sa première exposition en solo à la bibliothèque de Baie-d’Urfé. Ses toiles seront aussi accrochées prochainement à l’Artelier de Pointe-Claire et à l’exposition printanière de Beaconsfield.

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