Gracieuseté Le groupe ESEM a remporté en 2014 le prix Opus du disque de l’année dans la catégorie musiques du monde.

Ils sont majoritairement québécois et pourtant ils sont devenus, au Québec, un groupe phare dans la musique séfarade et du Moyen-Orient. ESEM sera en spectacle au centre culturel et communautaire Henri-Lemieux ce week-end.

ESEM est l’acronyme de l’Ensemble séfarade et méditerranéen. Lorsqu’ils ne font pas de la musique, les six musiciens et chanteurs travaillent tous dans des formations musicales réputées telles que La Nef, Strada, Alkemia, Arion Orchestre Baroque, le Studio de musique ancienne de Montréal, l’Opéra de Montréal et l’Orchestre Symphonique de Montréal.

Le groupe a été fondé à Montréal en 2007 par la chanteuse d’origine espagnole Hélène Martinez. Elle est la seule à avoir indirectement baigné dans cette musique.

Elle est appuyée de Jean-François Daignault à la flûte et clarinette, Mélanie de Bonville au violon, Élaine Prévost à la contrebasse, Jean-Philippe à l’Oud et Andrew Wells-Oberegger aux percussions.

Des origines lointaines

Le chant traditionnel séfarade trouve son origine dans les peuples juifs d’Espagne, les sefardim. Il a été préservé par des générations de femmes qui l’ont transmise de mères en filles. Suite à l’expulsion des juifs d’Espagne en 1492, le répertoire a pris les couleurs et sonorités des pays d’exils. Les chants sont interprétés en judéo-espagnol, un mélange d’espagnol médiéval et de mots turcs ou grecs.

«Hélène avait suivi des classes de maîtres de chants séfarades à Paris. Une fois arrivée au Québec, elle s’est associée au spécialiste de la musique ancienne, Jean-François Daignault. Quant à moi, ils m’ont recruté parce que je jouais de l’Oud», précise Jean-Philippe Rény, également professeur de cet instrument à six cordes pincées. Il est très répandu dans les pays arabes, en Turquie, Grèce et Arménie notamment.

Le chant prime, la musique n’est qu’un accompagnement. «À moins d’avoir déjà eu un disque de musique ancienne séfarade chez soi pour le public qui vient nous voir, c’est une découverte totale», précise M. Rény. Si vous voulez vous familiariser avec leur répertoire leur album Salonika est disponible en ligne.

Salonika – Chants séfarades de Thessalonique. Samedi 24 mars, 20h. Centre culturel et communautaire Henri-Lemieux (7644, rue Édouard).

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