Une dizaine d’élèves de l’école secondaire Cavelier-de-LaSalle veillent à donner un coup de jeunesse à leur établissement. En collaboration avec des artistes de l’organisme MU, ils compléteront une œuvre colorée dans le corridor central de l’établissement où circulent, chaque jour, 1 800 étudiants.

«Cela va avoir un véritable impact sur l’humeur, la motivation et l’implication à l’école», estime Amélie Brault, éducatrice spécialisée et initiatrice du projet.

Mme Brault souhaitait d’abord rendre justice à l’auditorium. «C’est un espace vibrant de culture, mais, présentement, rien n’indique sa présence. On pourrait presque penser qu’il y a une écurie derrière», plaisante-t-elle.

Après un brassage d’idées avec les élèves, Caroline Caron, l’artiste invitée par Mme Brault, a synthétisé toutes les suggestions en une seule maquette.

Guidés dans les techniques de peinture et l’utilisation des outils par deux autres artistes de MU, les adolescents s’attellent à repeindre les portes d’entrée et les murs adjacents de vives couleurs.

Pendant ce temps, un autre groupe s’occupe du lettrage dans le Fab Lab de l’école, dirigé par Claude Hurtubise, où les jeunes ont accès à des machines de découpe laser et des imprimantes 3D.

Laisser sa trace
L’escouade artistique est constituée d’étudiants de tous les niveaux, référés par des professeurs qui ont remarqué leurs talents, ou qui ont volontairement rejoint le projet après la campagne de recrutement réalisée par Amélie Brault.

Daniel, le plus jeune de l’équipe, apprécie beaucoup cette activité hebdomadaire. «Ça permet de laisser une trace dans l’école, de créer quelque chose», dit-il, pinceaux en main.
Mme Brault a justement contacté l’organisme MU pour son programme de persévérance scolaire par l’art, dont le nom est Laisse ta trace.

«Qu’ils peignent bien ou non, ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est l’expérience et l’opportunité d’apprendre des choses concrètes», explique l’une des artistes, Marianne Blondeau-D’amour.

Élève de 4e secondaire, Raphaëlle souhaiterait devenir une artiste indépendante. «C’est super d’être en contact avec quelqu’un qui vient du milieu, on peut lui poser les bonnes questions», dit-elle.

Éducation
Pour la troisième artiste qui accompagne les jeunes, Béatrice Charrette, les matières créatives sont tout aussi importantes que les autres. «L’art est nécessaire à l’éducation, car il développe l’imagination, l’esprit critique. Moi, c’est ce qui m’a gardé à l’école», affirme-t-elle.

Mme Charrette observe un véritable changement dans le comportement des jeunes qui s’ouvrent à mesure à mesure qu’ils expriment leurs idées et socialisent.

«J’étais beaucoup plus réservée avant de participer à ce projet, révèle Jane. Sans ça, je n’aurais pas rencontré ces deux-là, dit-elle en regardant ses nouvelles amies, Amairany et Naomi, qui apprécient tout autant l’expérience.

Rénovations
Cette année, la direction a questionné les étudiants et les professeurs quant à leur satisfaction et au climat à l’école. «On a eu de très bons résultats, sauf en ce qui concerne l’aménagement physique des lieux», explique le directeur Alain Lavoie, qui en a fait une priorité et a accepté tout de suite le projet de Mme Brault.

Un agrandissement de l’école est aussi prévu pour l’année prochaine. Il s’agira de maximiser les espaces de lumière et de verdure.

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