Archives Métro Média Le faucon pèlerin a failli disparaître dans les années 1960, en raison de l’utilisation d’un pesticide très toxique qui l’empêchait de se reproduire adéquatement.

Les oiseaux de proie visiteront pour la deuxième année consécutive le parc des Rapides. Les LaSallois pourront observer et poser leurs questions sur les trois espèces différentes qui seront présentées par l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP), cette fin de semaine.

Les rapaces seront présentés au poing par des moniteurs de l’UQROP. «Ce sont des experts en comportement des oiseaux de proie et de très bons enseignants», indique Christian Fritschi, de l’association des amis du parc des Rapides, qui organise l’événement en collaboration avec Héritage Laurentien.

L’an passé, un faucon pèlerin et un grand-duc d’Amérique avaient été mis en vedette. Cette nouvelle édition se fera en compagnie d’une troisième espèce de volatile, qui sera connue le jour même.

L’activité durera également une heure de plus. «L’événement a eu beaucoup de succès l’an dernier et tout le monde n’avait pas eu le temps de se faire photographier avec un rapace», ajoute M. Fritschi.

Des échantillons d’ailes, de pattes et de crânes, de même que des pelotes de régurgitation ainsi que plusieurs autres objets pourront être manipulés à des fins éducatives.

Animaux méconnus
Selon Jason Di Fiore, directeur d’Héritage Laurentien, les oiseaux de proie font partie du paysage faunique montréalais et cohabitent avec les résidents tout en passant souvent inaperçus.

«Il est important de démystifier le rôle et l’importance de ces majestueux oiseaux qui partagent nos vies, indique-t-il. Ces animaux extraordinaires gagnent à être connus et nous avons la conviction profonde que les efforts de conservation de ces espèces passent avant tout par l’éducation et la sensibilisation du public à leur égard.»

Il prend en exemple les faucons qui nichent sur les plus hauts immeubles du centre-ville ou de l’Université de Montréal, les hiboux et les chouettes qui fréquentent nos grands parcs urbains, ou encore le balbuzard pêcheur et le pygargue à tête blanche qui pêchent près des Rapides de Lachine.

De son côté, Christian Fritschi confirme qu’il est important de sensibiliser les gens, surtout en période de nidification, afin de les repérer en cas d’accident par exemple.

«Si on en trouve un blessé, il peut être envoyé à la clinique vétérinaire de St-Hyacinthe puis réintroduit dans son milieu, fait-il savoir. C’est nécessaire de dire aux gens que ces oiseaux-là existent, qu’ils font partie de la chaine écologique et qu’ils sont vulnérables.»

Des kiosques seront érigés à l’entrée du parc des Rapides, sur les berges du boulevard LaSalle. Pour quelques dollars, les participants pourront se faire photographier avec un rapace en portant des gants spéciaux.

Les revenus de l’activité iront directement au financement de l’UQROP qui ne reçoit aucune subvention gouvernementale. L’organisme remet en liberté plus de 350 oiseaux blessés chaque année et offre plus de 250 conférences annuellement.

L’activité aura lieu ce samedi 30 juin, de 13h à 17h, au parc des Rapides, à LaSalle.

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