Facebook - Loisirs Laurendeau-Dunton Le Centre de loisirs Laurendeau-Dunton souhaite amener les jeunes de la rue à participer à ses activités.

Trois organismes laSallois ont reçu des subventions d’un montant total de 155 000$ pour mener des projets de prévention à l’adhésion aux gangs de rue. La Table d’action et de concertation en sécurité urbaine (TACSU) de LaSalle s’est donnée comme priorité de contrer cette problématique.

Les Loisirs Laurendeau-Dunton a obtenu un montant de 49 240$ pour un projet de sécurité urbaine visant à créer des liens entre les jeunes et les aînés dans le quadrilatère des rues Lapierre, Newman, Jean-Brillon et Centrale. «Pour le moment, l’équipe prend le poulx sur le terrain avant de démarrer le projet, on est en mode enquête», explique Sylvain Pilote, directeur.

Une brigade orange composée d’intervenants se rendra dans les parcs pour stimuler les jeunes et offrir des ateliers de prévention, de sensibilisation ainsi que du jumelage entre les adolescents et les aînés.

Quant à La Maison des jeunes de LaSalle, elle a obtenu un montant de 55 070$ pour son projet «Point de mire» créé en 2008. La subvention lui permettra d’avoir un travailleur de milieu qui va toute l’année à la rencontre de jeunes de 12 à 17 ans, plutôt que d’être limitée de septembre à mai. L’objectif est d’établir un rapport d’aide et de résoudre les problématiques de consommation et de violence. «C’était difficile de créer des vrais liens, car la personne intervenait de mai à septembre en observant beaucoup les premières semaines», indique son directeur, Sébastien Babeux.

Son unité mobile d’intervention bénéficiera aussi d’un véhicule prêté par General Motors LaSalle pour couvrir tout le territoire. «Se promener à pieds limitait notre capacité d’action, maintenant on peut se déplacer sur tout le territoire», c’est génial», s’exclame M. Babeux.

Ses intervenants encadreront en plus des séances d’activités sportives récréatives pendant la saison estivale et en gymnase pendant la période scolaire. Son second projet «Se savoir en gang», mis en place en 2010, a reçu 40 740$ pour offrir aux jeunes des ateliers, des conférences et des discussions sur le phénomène de gang.

En ce qui concerne le Centre multiculturel de ressources de LaSalle, il a reçu une contribution financière de 10 350$ pour un projet axé sur la prévention. Des outils seront donnés aux individus et aux familles afin d’apprendre comment faire face au stress associé à l’adaptation, à l’acculturation et aux changements de vie au sein d’une population défavorisée.

Les sommes dédiés à ces quatre projets découlent ainsi du programme « Sécurité urbaine sur le territoire de LaSalle» de la
TACSU, ainsi que du programme montréalais « Prévention à l’adhésion des jeunes aux gangs de rue et à la violence», après que la Ville ait mis en place un comité directeur Ville-Gangs de rue en 2005, à la suite des épisodes de règlements de compte entre gangs de rue au centre-ville de Montréal.

Le phénomène de gang
Selon le commandant du poste de quartier 13 (PDQ), Patrick Lavallée, le phénomène de gang de rue a beaucoup évolué ces dernières années.

«Ils sont de plus en plus structurés, leur mode s’apparente de plus en plus à celui du crime organisé, indique-t-il. On voit davantage d’associations entre groupes criminalisés organisés type mafia et les gangs de rue, basées sur des opportunités d’affaires comme la prostitution, l’exploitation de mineurs.»

La composition des gangs a également changé, alors que l’affiliation était davantage reliée à une appartenance ethnique commune. «Aujourd’hui, ce sont plutôt des gens qui se regroupent par quartier, géographiquement», précise le commandant.

De moins en moins d’utilisation de signes distinctifs comme les couleurs dans les rues, mais leur présence est accrue sur les médias sociaux, pour des annonces de services sexuels par exemple.

Le PDQ 13 a surtout misé sur la prévention, qui a porté ses fruits selon le commandant. Des agents socio communautaires rencontrent tous les élèves de 6e année pour leur présenter différents cas de taxage, de vols, de graffiti. «C’est le bon âge pour le faire, car l’année suivante, ils ont 12 ans et deviennent criminellement responsables, ajoute-t-il. On vise la clientèle juste avant qu’ils deviennent des cibles.»

La présence de dix cadets à vélo, l’été, est utile pour comprendre les enjeux sur le terrain selon lui. Deux policiers à vélo sont assignés à la répression.

Il estime toutefois qu’il ne faut pas baisser la garde et continuer à travailler avec la TACSU et les organismes locaux.

Sur les 24 homicides qui ont eu lieu à Montréal en 2017, 6 étaient liés au crime organisé, contre 7 en 2016 et 9 en 2015.

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