Gracieuseté Félix Mejia s’entraîne depuis qu’il a quatre ans à l’école Kenpo de LaSalle, avec Danny Griffith, plus d’une douzaine de fois champion du monde de karaté.

Félix Mejia s’est envolé vers le Portugal pour le Championnat du monde de karaté de la World Martial arts Organisation (WMO) et est revenu les mains chargées. À l’âge de 11 ans, il s’est mérité l’argent et deux fois le bronze.

En temps normal, la spécialité de Félix est plutôt le kata, un enchaînement de mouvements techniques, lui valant une médaille de bronze lors du championnat. Toutefois, il s’est aussi grandement distingué au combat, remportant une médaille d’argent et de bronze dans les catégories des moins de 40 kilos et moins de 45 kilos.

«Je me sens très fier de mes résultats, car je n’aime pas tant le combat, lance le jeune athlète qui a commencé le karaté à l’âge de quatre ans. Je me suis fait mal à un moment, mais je me suis ressaisi et j’ai continué.»

Il était d’ailleurs le seul de l’école Kenpo, à LaSalle, à faire partie de la délégation canadienne aux côtés de 27 autres karatékas. C’est la seconde année qu’il se qualifiait pour le championnat.

«On ne le reconnaissait plus, il a explosé, raconte sa mère, Christine Primeau, avec joie. Je savais qu’il en était capable, mais là, il a vraiment tout donné sur le tapis.»

Du jamais vu
Félix a gagné un combat par la marque de 9 à 1 face à un jeune anglais. Pour son entraîneur Danny Griffith, il s’agit d’un score très impressionnant. «La WMO est la seule fédération qui offre à tout karatéka de participer aux championnats du monde, explique-t-il. Cela signifie que tous les niveaux sont mélangés, c’est très difficile.»

Alors que le LaSallois est actuellement ceinture bleue, il s’est battu contre des jeunes ayant la ceinture brune ou noire. «C’est du jamais vu, cet élève-là est formidable», se réjouit l’entraîneur qui a lui-même remporté deux médailles d’or au tournoi.

Si le sportif a connu un tel succès, ce n’est pas par hasard. «Il a suivi un entrainement beaucoup plus dur et sévère [pour le Championnat], soutient M. Griffith. Il est donc arrivé là-bas avec plus de pratique, de préparation mentale et physique.»

Félix s’entraînait presque tous les jours, que ce soit avec l’équipe canadienne, chez lui ou à l’école Kenpo. «Son entraînement de l’été lui a vraiment donné une belle confiance», estime sa mère, Mme Primeau.

La mairesse de LaSalle, Manon Barbe, a même rencontré le jeune pour lui remettre une lettre qui souligne ses exploits. «Performer n’est pas toujours chose facile et le fait seul de participer à des qualifications de cette envergure démontre votre immense talent et votre grande détermination», peut-on y lire.

Félix était aussi revenu avec des médailles d’or et d’argent, l’an passé, aux Championnats mondiaux d’arts martiaux à Dublin, en Irlande.

Persévérant
Pour M. Griffith et la mère de Félix, la plus grande force du jeune karatéka réside dans sa capacité à dépasser ses limites.

«Il y a des athlètes qui sont nés pour ça, ils ont de la facilité dès le départ, ajoute Mme Primeau. Lui, il tombait tout le temps petit, il avait peu d’équilibre et de coordination, mais il a persévéré et a toujours énormément travaillé.»

Celui qui n’a quasiment jamais manqué un seul cours est l’un des plus anciens élèves à LaSalle. Il est également l’un des assistants instructeurs de M. Griffith, puisqu’il aide à enseigner le karaté aux plus jeunes et corrige même des adultes.

«Ce sport m’a appris la discipline et l’écoute», confie Félix, qui étudie à l’école Sainte-Geneviève-Sud.

Il désire maintenant s’entraîner corps et âme pour passer l’examen et décrocher la ceinture brune. Il lui faudra courir 6km, puis procéder à différents exercices pendant près de 6 heures.
À terme, il est plus que jamais déterminé à obtenir sa ceinture noire et à multiplier les exploits.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!