Pour le Centre du vieux moulin de LaSalle, l’intimidation chez les aînés est une réalité dont il faut parler. Pour briser les tabous et sensibiliser la population à ce phénomène, des conférences ainsi qu’un slam seront présentés le temps d’une journée.

Cette journée clôturera la série d’ateliers qui a été organisée au centre cette année, dans le cadre du projet Intimid’Action. La coordonnatrice, Turzha Dufresne, s’est aperçue que certains aspects étaient plus souvent évoqués que d’autres. Elle s’est basée sur cette constatation pour choisir le sujet des conférences.

Une personne du Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie invitera à réfléchir aux différences interculturelles et à favoriser le dialogue.

Un expert de la Fondation Émergence, qui lutte contre l’homophobie et la transphobie, sera également sur place pour briser les tabous concernant les aînés LGBT. Un retour historique, des statistiques et des pistes de solutions seront présentés au public.

«C’est important de parler davantage de sexualité chez les aînés, car c’est rarement le cas dans nos milieux», estime Turzha Dufresne.

Un autre sujet important, la santé mentale liée au vieillissement et à l’isolement, sera abordé par une conférencière du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île.

«Quand tu sais ce que l’autre vit, tu es plus empathique, lance la directrice du Centre du Vieux Moulin, Hélène Lapierre. Notre travail est d’amener les gens à s’ouvrir, à mieux comprendre les réalités de chacun pour les accepter.»

Slam
Nicole Lapierre, la sœur de la directrice, est passionnée par l’écriture. Ayant une formation littéraire et étant maquilleuse professionnelle au cinéma, elle s’est découvert un goût prononcé pour la forme du slam, après en avoir présenté un lors d’une exposition au Centre Henri-Lemieux. «Comme je fais de la musique, ça m’a parlé, car c’est très rythmé, souligne-t-elle. C’est aussi une forme d’expression très libre.»

Le texte qu’elle a rédigé pour l’occasion est empreint d’émotions donne la parole autant à l’intimidé, qu’à l’intimidateur et qu’au témoin, pour mieux comprendre chaque point de vue.

«Le slam est une belle manière de faire passer un message par la poésie, explique celle qui a fait beaucoup de recherches et rassemblé plusieurs témoignages. Je voulais que ce soit clair, que ça interpelle et touche les gens.»

C’est la comédienne Thérèse Perreault qui performera le slam. Elle travaille depuis plusieurs semaines pour transmettre au mieux les émotions véhiculées dans le texte.

«Slamer, c’est scander pour amener les gens à réfléchir, comme à l’époque Victor Hugo et Verlaine, mais avec des mots d’aujourd’hui, estime Mme Perreault. C’est une poésie urbaine dont la force évocatrice est accessible à tous.»

Stimuler la création
Les participants pourront également participer à un atelier d’écriture avec Nicole Lapierre. Leurs créations seront exposées et formeront une œuvre collective sur place. L’objectif est de laisser une trace et de porter une action positive sur le sujet en choisissant la bienveillance plutôt que la maltraitance.

Un cours d’autodéfense destiné aux personnes de tous âges sera aussi dispensé par l’association pour qu’elles gagnent en confiance.

Des kiosques d’information seront aussi tenus par le Service de police de la Ville de Montréal et le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels, entre autres.

Le Moulin Bus sera en service. Quant au Café des aînés, il demeurera ouvert pour le dîner et les collations.

Évènement gratuit, le 9 novembre de 10h à 16h au 7644, rue Édouard. Info et inscription: 514 364-1541

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!