Le mouvement Mardi je donne encourage les gestes de générosité, quelques jours après le vendredi fou et le cyber-lundi. Cette année, le Centre Action de LaSalle a profité de l’événement pour sensibiliser les résidents à sa mission en tant que centre de jour bilingue pour personnes vivant avec de multiples déficiences.

L’organisme de bienfaisance CanaDon se consacre à l’accroissement des dons monétaires et alimentaires ainsi qu’au bénévolat. «Depuis son lancement en 2013, CanaDon a

observé une augmentation de 468% de l’ensemble des dons versés la journée même du Mardi je donne, de même qu’une augmentation de 54% de nouveaux dons à récurrence mensuelle», a affirmé sa présidente, Marina Glogovac.

Pour certains organismes comme le Centre Action, il s’agit aussi de bénéficier d’un peu plus de visibilité. Des kiosques devaient être installés à l’extérieur des locaux, le 27 novembre, mais la tempête de neige a eu raison de l’initiative.

«Les gens peuvent tout de même venir sur place, à l’intérieur, pour en apprendre davantage sur nos activités», explique Andrew Lindsay, président du conseil d’administration, qui a finalement décidé d’organiser une journée porte ouverte.

Dédié au soutien aux personnes souffrant de sévères déficiences, l’organisme compte aujourd’hui plus de 170 membres.

Une seconde maison
Lorsque l’on rentre dans le centre, les regards interrogateurs font vite place aux sourires chaleureux. «Cet endroit leur permet de discuter entre eux, mais surtout de sortir de chez eux et de participer à nos ateliers, souligne M. Lindsay. Aujourd’hui par exemple, ils apprennent à préparer une sauce salsa dans le cours de cuisine.»

Parmi les participants, Gordon Henry Mitchell, résident de l’Ouest-de-l’Île, se rend au 2214, avenue Dollard presque tous les jours depuis huit ans. «C’est devenu comme ma seconde maison, je me suis fait des amis et on peut partager des choses», raconte-t-il.

Il apprécie particulièrement les activités plus intellectuelles comme les cours de zoologie et de géographie. «Chaque semaine, on choisit un animal et un pays différent, on parle de politique et de nourriture», ajoute-t-il.

Tout comme Daniel Jarry, qui siège sur le conseil d’administration, Mireille Breton est membre depuis la création du centre, il y a 20 ans. Elle est chargée de compter les membres qui se présentent chaque jour et de préparer les menus.

Elle a obtenu cet emploi à travers le Programme d’aide et d’accompagnement social d’Emploi-Québec (PAAS Action) qui vise à intégrer socialement et professionnellement des personnes exclues du marché du travail. «Ça ne dure que cinq ans et c’est ma dernière année», regrette Mme Breton qui souhaiterait garder cette occupation.

Pendant ce temps, d’autres membres comme Cody Hisock et Yvette Maheu participent à l’écriture du journal biannuel du Centre Action, dans le laboratoire informatique. Avec l’aide d’une enseignante, ils rédigent des textes sur des sujets de leur choix, souvent des histoires personnelles.

Ouvert 5 jours sur 7, le centre reçoit une soixantaine de membres quotidiennement, pour la somme de 25$ par an. L’organisme compte essentiellement sur les dons privés pour assurer sa pérennité.

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