Quel défi reste-t-il à affronter lorsqu’on a gravi les sept plus hauts sommets du monde et amassé près de 5 M$ au profit d’œuvres caritatives ? Redonner au suivant ! Du 30 mai au 16 juin, pour le Défi Charles-Bruneau, François Langlois entamera deux randonnées de haut niveau: l’une vers le sommet de la chaîne montagneuse des Alpes, le Mont Blanc, et l’autre sur l’un des sentiers les plus ardus d’Europe, le GR 20.

Résidant de LaSalle depuis 2003, il a relevé un défi gigantesque en devenant le troisième Québécois de l’histoire et l’un des 170 grimpeurs au monde à atteindre le plus haut sommet des sept continents de la planète.

Sa passion ? «J’organise et je participe à des expéditions pour des œuvres caritatives; en particulier pour les enfants malades. J’en suis à ma dixième expédition en cette décennie et je suis fier d’avoir aidé à amasser beaucoup d’argent pour les enfants souffrant du cancer. Puisque mes propres enfants sont en santé, je ressens d’autant plus le besoin d’aider ceux qui n’ont pas cette chance. Le taux de survie d’un enfant atteint de la leucémie a maintenant doublé. Mais nous ne sommes pas arrivés au bout. L’objectif ultime d’une fondation est de vouloir fermer ces portes un jour».

Le Défi Charles-Bruneau

Depuis 2008, la Fondation du Centre de cancérologie Charles-Bruneau a mis sur pied plusieurs ascensions de montagne, amassant au total plus de 2,5 M$ au profit des enfants atteints de cancer.

L’ascension du Mont Blanc nécessite une bonne condition physique et une technique particulière pour atteindre les 4810 mètres d’altitude alors que le GR 20 est considéré comme la plus belle excursion en montagne sur le continent européen, avec une distance approximative de 200 kilomètres. Les marcheurs emprunteront la portion sud de cette grande randonnée.

Tous les fonds amassés permettront à la Fondation du Centre de cancérologie Charles-Bruneau de poursuivre sa mission en finançant la recherche et en supportant le développement de projets dédiés à l’oncologie pédiatrique.

Une promesse sur l’Everest

François Langlois est né prématurément à deux kilogrammes avec des poumons sous-développés

«Ne pensant pas que je survivrais la journée, j’ai été baptisé sur place par le médecin, mon père. J’ai passé les cinq semaines suivantes en incubateur. Mon poids à descendu à un kg, j’ai subi des transfusions de sang, j’ai eu la jaunisse, bref, j’ai souffert de toutes sortes de maladies mais je me suis battu pour y rester. Trente-cinq ans plus tard, mes poumons normalement développés m’ont permis de poser le pied sur le plus haut sommet du monde, le mont Everest. Durant les 15 minutes au sommet, j’ai fait une promesse, celle de redonner le cadeau que j’ai reçu.»

Il y a quelques années, les médecins ont fait une autre découverte chez François. «J’avais un kyste bénin de la grosseur d’un pamplemousse sur ma bronche gauche. J’avais cette tumeur depuis ma naissance. Elle était avec moi sur le mont Everest. Lorsqu’ils l’ont enlevée, elle a éclaté et a versé un litre de fluide à l’extérieur plutôt que dans mes poumons. J’ai été épargné d’un œdème pulmonaire sur Everest, qui aurait été fatal.»

François Langlois et sa conjointe Karyne Murphy sont les heureux parents de quatre enfants. L’homme excelle également sur le plan professionnel à titre de conseiller sénior en placement chez Placements Manuvie.

Alpiniste passionné

Au fil des ans, l’alpiniste a escaladé les monts Everest (Népal), Aconcagua (Argentine), Logan (Yukon, Canada), McKinley (Alaska, Amérique du Nord), Kilimandjaro (Tanzanie, Afrique), Pyramide de Carstensz (Papouasie), Kosciskyko (Australie) et Elbrouz (Russie, Europe).

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