C’est avec surprise et déception que le député de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, a appris que le siège social de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pourrait être déplacé à Doha, au Qatar, à partir de 2016. Il demande au gouvernement péquiste de laisser de côté sa gouvernance souverainiste et de travailler de concert avec le gouvernement fédéral afin que Montréal conserve son rôle de premier plan au niveau international.»

«Le 30 avril dernier, les députés libéraux de la région de Montréal ont réitéré à l’Assemblée nationale l’importance que revêt pour la métropole et pour le Canada le siège social de l’OACI. Il est non seulement un atout symbolique qui rappelle notre leadership en matière de relations internationales, mais il est aussi un facteur d’attractivité pour les investissements étrangers. Nous craignons que le départ de l’OACI entraîne le départ d’autres sièges sociaux d’organisations internationales de Montréal, ce qui pourrait compromettre la vitalité économique de notre métropole et sa place sur l’échiquier international», a affirmé le député Poëti.

Le Qatar aurait fait une offre au conseil d’administration de l’OACI qui consiste en la construction d’un nouvel édifice ainsi qu’à une exemption de taxes, d’impôts et de dépenses d’exploitation aux employés.

Actuellement, il y a un consensus quant à la nécessité de garder l’OACI à Montréal. Le gouvernement fédéral, le gouvernement des États-Unis, les compagnies Air Canada et Aéro Montréal ont tous donné leur appui afin que le siège social reste dans la métropole.

Le Parti libéral du Québec demande au gouvernement Marois de dévoiler toutes les actions entreprises et planifiées afin de garder l’OACI à Montréal, de réévaluer les incitatifs économiques et l’offre de service pour l’OACI et déposer rapidement une offre compétitive, de faire appel aux 50 consuls présents à Montréal afin qu’ils sensibilisent leurs gouvernements respectifs et sollicitent leurs appuis et de demander au gouvernement fédéral de faire des démarches afin d’obtenir des appuis notamment des États membres du G8.

«La vitalité économique de Montréal et son influence au plan des relations internationales sont en jeu. Nous exigeons du gouvernement qu’il rende des comptes sur ses démarches, afin de stopper l’incertitude à laquelle nous faisons face», a conclu le député Poëti.

L’OACI, créée en 1944, sert de forum mondial à ses 191 États membres afin de favoriser et de soutenir la croissance durable du transport aérien. Établi à Montréal depuis décembre 1944, il constitue un organisme international clé dans le développement économique mondial qui emploie actuellement plus de 530 personnes.

Le ministre des Relations internationales du Québec et responsable de la Ville de Montréal, a déclaré pour sa part: «c’est une priorité. Ce n’est pas la première fois que notre joyau est convoité mais à chaque fois, depuis 1944, les gens de l’OACI ont dit: on aime Montréal, on reste à Montréal.»

Pour sa part, le ministre fédéral de l’Industrie, Christian Paradis, a soutenu que «les trois paliers du gouvernement font tout en leur pouvoir pour empêcher que le siège social l’OACI ne quitte pas la métropole.»

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