La séance du conseil d’arrondissement du lundi 6 février a été moins mouvementée que certains s’y attendaient. La mairesse Manon Barbe a opté pour la ligne dure en appliquant la réglementation à la lettre pour maintenir le décorum lors de la période de questions. Lorsque ses principaux opposants et intervenants réguliers ont défilé au micro, elle a élevé la voix à plusieurs reprises en exigeant que ces derniers se limitent à un court préambule et à une question à la fois. Mais son attitude a soulevé la colère de certains citoyens qui ont crié à l’injustice.

Même s’il y a eu quelques cris de protestation, la séance n’a donné lieu à aucun débordement. On pouvait aussi observer une présence policière assidue, avec un lieutenant présent dans la salle et deux auto-patrouilles garées devant la porte d’entrée de la mairie d’arrondissement, au cas où…

La mairesse a d’abord donné la parole aux intervenants qui se présentaient pour la première fois, ce qui choque toujours des intervenants réguliers qui sont souvent les premiers à s’inscrire au registre. Toutes les personnes inscrites ont pu s’exprimer au moins une fois au cours de la période de 30 minutes prévue par le règlement.

Le calme avant la tempête

Tout s’est passé rondement lorsque les premiers intervenants ont posé leurs questions. Le ton a monté lorsque les quelques habitués de la période de questions ont exercé leur droit de parole. La mairesse Barbe a forcé les intervenants à poser leurs questions en évitant les longs préambules. Quelques-uns ont eu droit à un premier avertissement.
Yves Daoust a soutenu que la mairesse faisait des affirmations gratuites. «La présidente d’assemblée peut-elle s’expulser elle-même si elle ne respecte pas les gens? Vous mettez fin à la période de questions quand ça vous convient ou que ça ne fait pas votre affaire. Pourquoi s’inscrire au registre si vous donnez la parole aux autres avant nous? Vive la libre expression!»
La citoyenne Louise Cyr n’a pu poser qu’une seule de ses trois questions. «Vous changez votre règlement comme bon vous semble», a-t-elle dit. Elle a ensuite mis en doute les économies de 200 000$ que le conseil se vante d’avoir réalisé au cours de l’année 2011, ce qu’elle qualifie d’économies de bout de chandelle sur un budget de plus de 43 M $.»
La mairesse Barbe a rétorqué que cette réussite constitue «un coup de force puisque nous avons pu économiser près de 200 000$ pour maintenir la taxe spéciale au même niveau, malgré l’augmentation des salaires et la hausse du coût de la vie et de la TVQ, qui sont des dépenses incompressibles.»
Pour sa part, Joseph Pugliese a bien tenté de livrer certains commentaires, mais la mairesse lui a servi un avertissement formel. Il trouve inacceptable que Mme Barbe ait émis des commentaires concernant les événements tragiques survenus à Verchères dans notre édition de la semaine dernière, alors que la cause est devant les tribunaux. Il a crié au manque de respect à son égard. «Vous me coupez la parole constamment. Vous êtes injuste! Vous ne me laissez pas m’exprimer.»
Il a demandé à la mairesse de retirer certains commentaires émis dans Le Messager la semaine dernière, mais la réponse de cette dernière a été brève et claire: «Non!».

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