La Ville de Montréal souhaite étendre, au cours des cinq prochaines années, l’utilisation du bac brun permettant aux citoyens de disposer de leurs déchets putrescibles. Pour traiter ces matières recyclables, elle veut se doter de deux usines de biométhanisation, dont l’une pourrait être construite sur le territoire de LaSalle, sur le terrain occupé autrefois par l’usine Solutia (anciennement Monsanto), sur la rue Saint-Patrick.

On parle d’un centre de biométhanisation d’une capacité de 60 000 tonnes par année.

Si le projet de LaSalle devait se concrétiser, il ne devrait pas ouvrir ses portes avant 2019-2020, soit lorsque celui de Montréal-Est approchera de sa pleine capacité.

On craint certaines répercussions au niveau du trafic de camions. Le futur site pourrait accueillir 44 camions par jour en période régulière et 77camions par jour en octobre et en novembre.

On souhaiterait une optimisation des feux de circulation à court terme, et à plus long terme, de nouvelles bretelles d’accès dans les secteurs des rues Lapierre et Irwin.

Des mesures sont prévues au chapitre de la sécurité: bâtiments fermés sous pression, réception des matières organiques dans un endroit clos, lavage de roues des camions, monitoring d’odeurs, etc. On prévoit aussi un toit vert et un aménagement paysager approprié.

L’autre centre de biométhanisation est prévu dans Montréal-Est, alors que deux centres de compostage faisaient partie des plans initiaux, un à Dorval et l’autre au Complexe environnemental Saint-Michel.

En décembre dernier, l’Office de consultation publique de Montréal tenait des consultations sur des projets de règlements autorisant la construction de quatre centres de traitement de matières organiques et d’un centre pilote de prétraitement des ordures ménagères.

Les projets ont du plomb dans l’aile

Mais ces projets ont déjà du plomb dans l’aile. Montréal doit trouver un nouveau site pour construire un centre de compostage dans l’ouest de l’île puisque Aéroports de Montréal (ADM) a refusé d’héberger un tel site, craignant une hausse de la population d’oiseaux qui pourrait compromettre la sécurité des passagers des avions.

La situation n’est guère plus rose dans le secteur Saint-Michel, puisque des résidants et des groupes locaux craignent les nuisances possibles reliées aux odeurs et à la vermine.

Malgré tout, le responsable de l’Environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan De Sousa, demeure optimiste et soutient que le projet va bon train.

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