«On dit au gouvernement: ne prenez pas de décision juste sur l’aspect politique. Les entreprises ne vont pas dans la rue et sont une cible facile, mais ce sont elles qui génèrent les revenus. Si des modifications se font aux mauvais endroits, les grandes entreprises qui paient de bons salaires risquent de déménager».

Le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, qui était le conférencier invité de la Chambre de commerce du Sud-Ouest le 2 octobre au Buffet Il Gabbiano, a fait cette déclaration en réponse à une question soulevée par Daniel L’Africain.

Le Québec fait face à plusieurs enjeux, en matière de démographie, de productivité, de finances publiques ou d’investissements privés, qui auront un impact majeur sur l’avenir des Québécois. Que pouvons-nous faire comme société pour assurer notre prospérité collective et notre qualité de vie, et celles des générations futures ?

Rappelant que son organisme représente plus de 75 000 employeurs québécois, dont 90% proviennent du secteur privé, Yves-Thomas Dorval a parlé du «Bulletin de la prospérité du Québec 2014» qui met en évidence les principales forces et faiblesses du Québec.

Le gouvernement va-t-il assez loin ? «Il a le courage de dire, avant de frapper le mur, qu’il faut agir maintenant. Mais il doit faire les choses dans l’ordre. Il faut évaluer ce qu’on a et voir si on a des résultats. Nos programmes sont plus généreux qu’ailleurs. Ça ne veut pas dire qu’il faut les abattre, mais voir comment on peut les ajuster en fonction de la capacité de payer».

Les forces

Parmi les forces du Québec, Yves-Thomas Dorval a cité le taux d’obtention du grade universitaire du premier cycle qui est au-dessus de la moyenne, et le taux d’imposition compétitif sur l’investissement . «Le Québec est un des endroits où on investit le plus en recherche et développement». Il a aussi parlé du coût de l’énergie plus faible.

Les faiblesses

Au chapitre des faiblesses, le président du Conseil du patronat a parlé du décrochage scolaire. «Nous sommes les champions décrocheurs, mais aussi les champions raccrocheurs, sauf qu’on perd des jeunes pendant cinq, six ou sept ans. Il y aussi le coût pour l’employeur des taxes sur la masse salariales, qui sont 45% plus élevées que la moyenne canadienne».

Les enjeux ?

Selon M. Dorval, parmi les principaux enjeux figurent la démographie. «Au Québec, on a quatre personnes en âge de travailler pour une personne de 65 ans et plus. Dans 15 ans, il n’y aura que deux personnes en âge de travailler pour une personne de 65 ans. On a déjà un problème de productivité et il va être décuplé. Le Québec a un sérieux rattrapage à faire au niveau de l’investissement privé et il y a l’impact des régimes de pension et le fait que le contexte mondial très volatil».

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!