Collaboration spéciale Dean Moriarity, 2e à la dernière Riders Cup qui se déroulait à Wagrain, en Autriche.

Le Ice Cross Downhill, un sport extrême propulsé par Red Bull, nous montre des jeunes sportifs prêts à tout pour franchir la ligne d’arrivée, même à dépenser plusieurs milliers de dollars.

Les jumeaux LaSallois, Dean et Dylan Moriarity, se classent aux 3e et 6e rangs mondiaux et rêvent de se disputer la 1ère position, mais l’ascension a été dispendieuse pour les nouveaux champions du Ice Cross Downhill.

«C’est un investissement de 10 000$ quand un jeune se lance dans ce sport», confie la mère de Dean Moriarity.

L’entrainement hebdomadaire, les billets d’avion, l’hébergement, les dépenses sont nombreuses et les factures salées. Les athlètes qui se lancent dans ce sport doivent être prêts à investir d’importants montants d’argent pour cumuler des points et faire leur place sur les parcours internationaux.

Red Bull permet à ceux qui se trouvent en tête du classement mondial de se déplacer et de se loger aux frais de la compagnie. Quant aux athlètes qui ne font pas encore les podiums, ils ne bénéficient que d’une maigre contribution de la marque qui a propulsé le sport.

«L’année dernière Dylan n’a pas pu suivre son frère. C’était trop dispendieux de l’envoyer aux courses de Moscou, du Minnesota et de la Finlande, il a seulement fait celle de Québec», raconte la mère des jumeaux.

Un avenir plus accessible
Les organisateurs du Crashed Ice peuvent décider d’arrêter les courses quand bon leurs semblent et les athlètes s’en inquiètent. C’est pourquoi, la communauté du Ice Cross Downhill tente d’assurer l’avenir du sport.

«Le sport gagne en popularité et les Riders Cup nous permettent désormais de s’exercer quatre fois plus», explique Dean.
Les Coupes Riders sont des initiatives indépendantes de Red Bull et nouvelles de cette année. Au nombre de quatre, les courses ont été créées pour distancier le sport de la marque Red Bull.

L’indépendance du sport
Directeur sportif chez Red Bull, Christian Papillon, organise aussi la Coupe Riders qui aura lieu à Sherbrooke: «J’ai fait la course pendant quatre ans, je sais combien ce sport est exigeant à l’année longue et je veux que les athlètes puissent faire de la descente le plus longtemps et le plus souvent possible».

Amoureux de la discipline, il prend à coeur l’évolution du sport hors de l’empire Red Bull, «le sport est de plus en plus populaire, il déplace des foules de 100 000 spectateurs alors il faut s’assurer que les intéressés y aient accès».

De vrais passionnés
«Si demain Red Bull nous annonçait qu’il ne payait plus rien sauf les installations, je suis persuadé que les patineurs trouveraient quand même le moyen d’être présents à toutes les courses», s’exclame Dean.

La prochaine Riders Cup se déroulera au mont Bellevue à Sherbrooke, du 28 février au 7 mars prochain.

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